post la musique est-elle un champ de ruines ?

22 avril 2009 @ 21:44

par Coddo del Porta
au moins eux avaient la classe

au moins eux avaient la classe

Il existe apparemment un mot pour désigner le mélange entre la musique folk et la musique électronique. C’est le mot folktronic. J’ai pêché cela sur un blog.
Je n’en connais qu’un représentant, du nom de James Yuill, mais il en existe peut-être quantité d’autres.
Quid des guitares sèches, instruments indispensables à la folk ? James Yuill, pour ne pas risquer la polémique, fait débuter son morceau avec une guitare sèche, puis elle disparaît sous une tonne d’effets. Disparition de la folk, leçon de dénudation/rhabillage.
Que demeure-t-il de la folk une fois ce coup de force opéré sur la guitare sèche ? Rien. Absolument rien. Escroquerie. Mensonge. Mauvaise plaisanterie.
La folk sans guitare sèche s’appelle de la pop. La folktronic n’existe pas. James Yuill et ses confrères folktronic, sous prétexte qu’ils ont été élevés à la folk et à la guitare sèche, n’appartiennent pas à la folk. Leur octroyer à si bon compte cette appellation est aussi sérieux que qualifier les chansons de Catherine Lara de musique classique sous prétexte qu’elle joue du violon.

Quiconque pourrait me prouver que ce morceau n’est pas de la pop gagnera la deuxième place au panthéon de la mauvaise foi. Quant à l’inventeur du concept de folktronic, qu’il aille se faire foutre.

James Yuill : Packt like sardines in a crushd tin box

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post « I wear my sunglasses at life »

19 mars 2009 @ 20:14

par Coddo del Porta

Amanda Lepore est une icône, dit-on. En ce moment, une exposition du photographe David LaChapelle à la Monnaie de Paris permet de s’en rendre compte en vrai, c’est-à-dire, concernant Amanda Lepore, en photo. Puisqu’elle est une icône, elle ne peut exister que sous la forme d’une image. La véritable Amanda Lepore est donc une photographie.

La personne portant le nom d’Amanda Lepore existe au même titre que l’Ics : impossible d’avoir accès à elle dans le Cs hormis dans une version considérablement déformée par le Pcs. Du Pcs, le rôle est ici joué par David LaChapelle.

Ce clip de Tiga permet à ceux qui l’auraient oubliée de goûter la version originale n°2 de ce tube dont j’ai dit quelques mots ici déjà. On y voit Amanda Lepore portant sur elle, stigmates pailletés, la possibilité et la nécessité de cette « ombre dans l’ombre ».

Woman in shades = woman in the shade = woman is the shade.

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post La réponse est dans la disparition de la question

11 janvier 2009 @ 21:20

par Coddo del Porta
mais ne nous dit rien qui vaille sur le sens du vent

ne nous dit rien qui vaille sur le sens du vent

1. En écho aux récents déploiements des forces de l’ordre dans les établissements scolaires pour y traquer le cannabis, je m’interroge : la police serait-elle devenue la réponse à toute question ?

2. On a l’idée opportune d’exhumer Sugar man de Sixto Rodriguez (1970), trouvée dans le numéro de décembre 2008 du magazine Volume (dont j’avais déjà parlé ici).

3. Volume est l’émanation des Inrockuptibles. Après l’abandon du rythme mensuel en 1995 parce qu’il fallait coller à l’actualité dans ce qu’elle avait de plus rapide, changeante et hebdomadaire, Les Inrockuptibles ont décrété en 2008 qu’il fallait se décoller de l’actualité dans ce qu’elle avait de plus jetable, inattentive et précipitée. Voici donc revenus, mais exclusivement consacrés à la musique, Les Inrockuptibles mensuels. Croire que le nom y change quelque chose équivaut à se limer les ongles.

4. Conséquence : le sens du vent dépend du côté vers lequel on tourne la tête.

5. Entre autres lyrics auxquelles je vous prie d’accorder une attention soutenue : « Sugar man / You’re the answer / That makes my questions disappear ».

Sixto Rodriguez : Sugar man

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post 009 : dancing please !

30 décembre 2008 @ 11:24

par xxx

31-12-08,  23h
009 UNSI PARTY
Invitations à gagner pour les plus rapides : FINI

Bonne année !

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post La fin du monde est pour demain

20 décembre 2008 @ 14:15

par Coddo del Porta
babydisco

babydisco

Lu dans un gratuit : « Pour initier les enfants aux joies de la nuit, le Palais de Tokyo se mue en mini discothèque, avec bar (non alcoolisé bien sûr) et boule à facettes. Pour mettre l’ambiance, un adulte déguisé en panda anime le mini dance-floor où les parents ne sont pas les bienvenus. Trois sessions de 45 minutes se succèdent (15 , 16 et 17 heures) dans cette installation conçue par I Could Never Be a Dancer. Pour les petites canailles de 4 à 7 ans. »

On ne fume pas, on ne boit pas, on ne prend pas de drogue — contrairement à ce que laisse croire la présence d’un panda sur le dance-floor —, c’est en plein milieu de l’après-midi, on ne peut pas venir avec qui l’on veut, les murs sont capitonnés comme pour les fous dangereux. Tu parles d’une initiation aux joies de la nuit.

Babydisco, c’est pareil que le disco, mais sans le fun. Je propose plutôt d’aller se faire babyenculer : c’est pareil que se faire enculer, mais sans la bite.

Taxi-Girl : Les Damnés (Chant des enfants morts)

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post Munich Machine

18 décembre 2008 @ 21:41

par raph

Eh oui, il est parti le héros verdâtre, compagnon mortel des après-midis pluvieux , avec son goût de haine de soi, de soi en train de regarder Derrick — et d’aimer quand même un peu ça. Bien sûr pas pour ses intrigues à chier, mais pour la légère impression de nausée qui s’en dégageait, et aussi l’étrangeté d’une Allemagne aussi visiblement emmerdante et réactionnaire, si laide et froide, si triste pour tout dire, qu’on se félicitait à chaque épisode de n’avoir pas pris allemand première langue, ni deuxième d’ailleurs. Restera quand même une musique de générique plutôt canon pour une série si diablement neurasthénique, ici livrée dans une version plutôt baroque.

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post Sunday evening

15 décembre 2008 @ 1:18

par xxx

Alice Machine : Night Hunt (tigersushi presents more g.d.m 2002)

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post Eh, craignos ! La musique, c’est pas gratos !

10 novembre 2008 @ 20:31

par Coddo del Porta
Rions, et de bon cœur.
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post « You and me burning »

3 novembre 2008 @ 9:17

par Coddo del Porta
une forme particulière de vertige

Thomas Huber : une forme particulière de vertige

« Jugez de l’efficacité des produits solaires : déterminez au bout de combien de temps d’exposition au soleil sans crème protectrice votre peau commence à brûler. Multipliez le temps obtenu (en minutes) par l’indice de protection indiqué sur l’emballage. Divisez le résultat par 60 pour trouver combien d’heures de protection vous pouvez espérer d’une crème. Si vous prenez un coup de soleil en 30 minutes, par exemple, une crème solaire d’indice 8 devrait vous protéger pendant environ 4 heures. »

Sonic Youth : Créme brûlèe

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post Mission : possible

26 octobre 2008 @ 14:21

par Coddo del Porta
sous influence des lunettes noires

sous influence des lunettes noires

L’air de perfection que prennent certains morceaux les rend, croit-on, impossibles à remixer. On leur applique volontiers le qualificatif d’ultimes pour signaler ainsi que rien ne viendra après — c’est-à-dire d’après — eux. Comme l’herbe après les Huns, le remix ne pousse plus après les chefs-d’œuvres.

Ce constat, on le fait surtout a posteriori, une fois entendue la tentative infructueuse. La puissance symbolique du morceau original était telle que le voilà tabou, intouchable, et la malédiction se communique à qui défie l’interdit. Aussi ne compte-t-on plus les remixes ennuyeux, affadissants, serviles, négligents, transparents, mégalomanes, démesurés, etc. — mais je me livrerai une autre fois à une typologie par l’exemple des remixes manqués.

Pour l’heure, je voudrais surtout mettre l’accent sur une réussite. Tiga & Zyntherius, autrement dit Jori Hulkkonen (dont on pourra lire tout le bien que je pense de l’album Errare machinale est dans le prochain numéro de Une Nuit Sous Influence) avaient fait paraître en 2001 un maxi, Sunglasses ep : le titre était une reprise du Sunglasses at night de Corey Hart, datant de 1983. Ils étaient parvenus à conserver l’essence de la production de ce morceau à la jonction ente rock U.-S. hyper-guitarisé, rythmique post-indus (y compris dans la voix, sinon surtout) et froidure synth-pop ; ils avaient en même temps transposé cela dans la musique de leur temps. Moins de guitares, mais plus de froid et une voix sur-synthétisée.

Alors, indépassable, ce morceau ? Je l’aurais cru. Or, il vient justement de donner lieu à une ressortie enrichie. Plusieurs remixes sont très bons dans leurs genres, c’est-à-dire variés, comme le premier de Popoff ou celui de Black Devil Disco Club ; d’autres — eh ! bien, je les ai déjà oubliés. Quant au plus fou, quant à celui qui a pris la mesure de l’original et peut seul dignement se mesurer à lui, il est signé Alter Ego. Long de plus de dix minutes, il est même trop court.

Tiga & Zyntherius : Sunglasses at night (Alter Ego remix)

Pour mémoire, le clip de l’original.

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