Brut
27 septembre 2009 @ 11:25
Plutôt que d’un cri, réaction brute et inarticulée, la musique résulte d’une élaboration. La sauvagerie, le brutal ne proviennent pas dès lors de l’émetteur, mais trouvent une zone de manifestation dans la réaction de l’auditeur. Cette sauvagerie, retour à l’inarticulé par l’expression soit d’un cri, soit d’une danse, soit de larmes ou d’un grand éclat de rire – pour ne pas parler des transes et des crises aiguës de vomissement – l’habite, mais s’extirpe de lui pour se montrer parfois et faire trembler qui la contemple.
À l’instar de la nuit, confrontée au jour, la musique est un espace où ce qui reste et ressurgit de nos pulsions trouve à se déployer momentanément.
Nous y voilà.
Terrible Eagle : Say yes

