post Se rappeler ?

28 mai 2013 @ 21:05

par Coddo del Porta
se rappeler le ciel

se rappeler le ciel

Il y eut un premier EP. Le deuxième arrive, toujours chez Third Side Records, mais sous leur label Entreprise, celui en marinière parce que vive la France. En attendant, un beau morceau servi par un clip aux images inquiétantes.

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post Parler à la mémoire

17 mars 2013 @ 6:59

par Coddo del Porta
Le souvenir devenu muet

Le souvenir devenu muet

Cette musique « parle à ma mémoire », c’est-à-dire, dans celui que je suis au moment où j’écoute, à celui que j’étais et qui choisit malgré moi comment il se manifeste en jouant avec le souvenir et l’oubli. Au même titre que tout autre stimulus à la Proust (odeur de madeleine, pas incertain entre deux pavés, etc.), la musique qui parle à la mémoire réactive ce qui me rend tel que je suis au moment où j’écoute.

TSTI - In Loving Memory (official video) from TSTI on Vimeo.

(Premier extrait d’un premier album qui paraît sur le label Desire Records, coutumier de la beauté et de la musique qui fait penser.)

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post Une jeunesse synthétique

4 juin 2011 @ 16:15

par Coddo del Porta

Difficile de ne pas faire la comparaison à la fois entre le passé de New Order, déjà sombre et assombri par la mort de Ian Curtis, et cette vidéo où le groupe a l’air si lumineux et joue et chante lumineusement – ce à quoi la présence féminine de Gilian Gilbert n’est sans doute pas étrangère, moins pour ce que le féminin et le lumineux auraient partie liée nécessairement, qu’en raison de ce qui la liait alors à Stephen Morris : l’amour –, et entre cette vidéo et l’avenir du groupe, c’est-à-dire le présent de ces hommes aux traits tirés et au ventre rebondi. Comme quoi, le temps, c’est exclusivement de l’espace, je l’ai déjà dit.

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post carte postale (du studio)

4 décembre 2009 @ 1:32

par xxx

Il est rare de trouver intéressants les commentaires des vidéos. Dans ce cas, je les aime tous.

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post En principe

13 juin 2009 @ 12:45

par Coddo del Porta
on ne saurait trouver géométrie plus principielle que la Sienne

au principe de toute géométrie

Synthétiseurs, géométrie, pédé : trois ingrédients universels qui devraient faire à tous aimer Principles of Gemometry. Je m’explique.

Lors d’une précédente émission de PoneyClub 54 consacrée aux synthés vintage, que l’on peut écouter à cette adresse, j’ai eu l’occasion de dire combien une trop récente découverte musicale, à savoir Principles of Geometry, m’avait remué.

Dans Murder motel, il est question de « big moustache, it’s sugar free », première preuve que cette musique est pédée1. Si l’on écoute A mountain for president, même sans moustache on se rend bien compte que cette musique est pédée. Et ainsi de suite, de morceau en morceau. Je ne prétends pas que ceux qui l’ont composée sont pédés. Je ne jurerais pas que tous ceux qui l’écoutent soient pédés. Cette musique, aucun doute là-dessus en revanche, est pédée. Écoutez et prouvez-moi le contraire.

Principles of Geometry : A mountain for president

Je réserve pour une date ultérieure un développement de cette théorie et la laisse pour le moment se dérober sous la forme d’une intuition. À quiconque voudrait en discuter, je propose d’aller prendre un verre.

  1. À nouvelle théorie, nouveau fait de langue : pédé est aussi un adjectif.
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post Synthétiques aventures (3)

23 avril 2009 @ 12:53

par Coddo del Porta
presque

encore raté

Et d’ailleurs, c’est Daft Punk qui compose la bande originale du film Tron 2, sur nos écrans en 2011.

En attendant, on peut toujours réécouter l’original : très synthé, mais pour le dance-floor, il faudra repasser.

Wendy Carlos : Theme from Tron

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post Aventures musicales (3)

22 avril 2009 @ 16:06

par Coddo del Porta

Porte-t-elle un nom, à l’instar de la gestation, la période qui précèderait et préparerait la mort ? La fin du mensuel Volume dont j’eus une fois puis une autre fois l’occasion de parler, après neuf numéros, semble le résultat de ce processus encore innommé.

Cette fin est à mes yeux regrettable pour cette seule raison que j’avais puisé à la source de ce magazine de rafraîchissantes gorgées de son. Le dossier dernièrement consacré à Depeche Mode témoignait de cette envie de partager et d’écouter la musique dans une perspective, qu’elle soit historique ou esthétique. La musique comme communauté non pas seulement de goût, mais de pensée : à cette idée-là, ce magazine-là pouvait par moments être fidèle.

En guise de signalement – comme on le dit entre les murs d’un commissariat de police du portrait d’une personne portée disparue, de cette disparition – une vidéo référencée dans leurs pages et qui illustre on ne peut mieux l’idée que la musique synthétique a à voir avec le diable. Voir et entendre Anton Lavey jouer des classiques de la musique circassienne rappelle également ce que les clowns ont de commun avec la folie.

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post L’aventure du synthétique

20 avril 2009 @ 23:39

par Coddo del Porta

Le pire cauchemar de ce temps-là consistait sans doute à être piégé dans, voire, pire encore, par le synthétique lui-même. Hal avait ouvert la voie d’un processeur qui dépassait et outrepassait son essence, mais il était devenu fou et dangereux parce que son désir d’humanité ne connaissait pas les limites (morales, métaphysiques, entre autres) de l’humain. Il allait en être de même, mais à l’échelle encore supérieure des androïdes indécidables de Blade Runner. (C’est Vangelis qui en composa la bande originale.)

Dans Tron, la machine devint un monde en soi : l’humain y devenait synthétique. (C’est Wendy Carlos qui en composa la bande originale (de même qu’elle avait signé celle d’Orange mécanique).)

Synthétique, synthés vintage – une seule ligne à suivre.

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post L’aventure de la musique (2)

20 avril 2009 @ 22:14

par Coddo del Porta

Il fut un temps où les épaules se portaient larges. « Nous étions jeunes, etc. » disait l’un : mais ce n’est pas d’une force physique ni d’une envie d’en découdre que témoignaient ces épaules démesurées. Bien au contraire, c’était l’ombre d’une idée futuriste de naguère qui se portait encore, entre autres sur les épaules — l’idée que le futur, le moderne et le maintenant se paraient de gris, sinon de grisâtre, et que le corps avait changé ou aurait changé jusque dans ses proportions et sa géométrie d’ensemble.

Le moderne et le maintenant d’alors portent aujourd’hui le nom de synthétique, et le synthétique se voyait autant qu’il s’entendait.

Alors R2D2, oui, modèle du synthétique à son accomplissement, puisqu’en plus de la matière dont il était composé, son langage que tous semblaient comprendre y compris les êtres de chair et non de silicone, représentait jusque dans sa forme de bips, blips et tuts la modernité surhumaine — mais moins comme père que comme oncle d’Amérique, car les sons du Doepfer, c’est à une musique large d’épaules qu’elle fait penser surtout : celle de Propaganda. Leur morceau P-Machinery et les images du clip qui l’accompagnent peuvent, dans le domaine de l’imaginaire, être dits de fondation.

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post L’aventure de la musique

20 avril 2009 @ 19:04

par Coddo del Porta
je vous le demande

je vous le demande

Vintage, euphémisme pour vieux, ringard, vieillissant, passé de mode. On surprendra bientôt dans les transports en commun des échanges comme celui-ci : « Alors, comment i’ vont, tes vintage ? — Ma mère, ça va, mais mon père, il a la prostate. — Dur… »

À l’occasion d’une émission PoneyClub 54 portant sur les synthés vintage, j’ai exhumé quelques vieilleries au synthé. C’est dans les vieux Moogs qu’on fait les meilleurs hits.

Le morceau qui suit a été enregistré en 1985 par A. Radionov, alors jeune Soviétique qui triturait un Yamaha CX 5, deux synthés (Yamaha DX 7 et Roland Jupiter 4) et une boîte à rythme (la TR 909).

Le politburo dit : Da !

A. Radionov : Modern pentathlon suite, part 2. Electronic jockey (Horse races)

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