post Le monde se réduit-il à un livre de cuisine ?

31 janvier 2010 @ 15:22

par xxx

- Avec le recul, on peut en effet se demander comment sonna jadis la musique du futur : le futur qu’elle imaginait ou inventait pour son époque…
- Avec le recul, on se le demande
- Aujourd’hui, à l’heure des grands recyclages périodiques, on se demande l’inverse.
- Oui, je vois que y’en a qui suivent…
- C’est un peu désolant
- Certes
- Tu crois que dans vingt ans, on dira de notre époque qu’elle n’a fait que recycler le futur qui s’était inventé quarante ans avant elle ?
- Mmh. Mais n’est-ce pas le cas de toute culture, de fabriquer du futur en recyclant du passé ?
- Tu as raison baby, mais tout marche aujourd’hui comme si le futur était toujours déjà passé. Le présent, au mieux, c’est le futur d’un passé !
- Dis voir, tu n’as pas peur que tout le monde s’ennuie, là.
- (il s’emballe) Il faut bien, à un moment, rompre avec le passé pour que le futur s’invente au présent ! Inventer un présent qui, vu du futur, n’aura pas seulement été un déplacement du passé dans le temps ! Une rupture, je te dis !
- C’est ça baby, en attendant, viens, restons ensemble.

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post (Re)mixed drink

27 octobre 2008 @ 0:33

par Laura Ingalls

Toujours beau

Je suis de ceux qui pensent qu’il est plus facile de faire un bon remix d’un mauvais morceau et de ceux qui commencent toujours leurs phrases par « moi, je… ».

Tout simplement parce que moi, je déchire et parce qu’on n’a pas la pression avec un mauvais morceau, on peut le détruire, le démonter, lui faire mal, donc opérer un travail de transformation plus en profondeur qu’avec un morceau que l’on respecte à la base.

Par exemple Carl Craig, qui est pour moi un des très grands remixeurs de la planète, donne ici une version splendide et profonde d’un morceau electro-pop sucré bas de gamme des Junior Boys (qui se payent même le luxe d’avoir un nom bas de gamme). En plus, Carl, il est vraiment beau gosse, ce mec n’a pas d’âge, c’est fou !

C’est le genre de morceau que j’adore balancer en début de mix pour son intro interminable, mais attention : dans « interminable », il y a inter…

Junior Boys : Like a child (Carl Craig remix)

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post Manu Dibango + Michael Jackson + U2 on the radio

26 septembre 2008 @ 21:01

par xxx

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post Don’t steal music, steal records ! (2)

15 juillet 2008 @ 19:40

par xxx

« (…) Sans tomber dans un fonctionnalisme extrême qui consisterait à soumettre les musiques électroniques à l’impératif d’un être-ensemble festif et dansant, il n’est pas faux de dire que la motivation principale des remix est d’obtenir un effet performatif sur l’esprit et les corps, dans des contextes variés mais liés à la danse ou à sa retombée (chill-out), et souvent bien sûr à la drogue. Cette orientation pragmatique des musiques électroniques se conjugue malaisément avec une critique des formes qui reviendrait à “lire” ou “annoter” un morceau comme on lit un texte.

Les musiques électroniques n’ont rien à voir avec un commentaire de texte. Rien à voir non plus, malgré les analogies que pourrait suggérer l’expression de “sculpture sonore”, avec l’écoute analytique encouragée par la musique accousmatique ou concrète, qui se place d’emblée en face d’un matériau musical préalable à toute structuration, donné en deçà de toute médiation (l’“objet sonore”, sorte de négatif du système de contraintes musicales). Le DJ ne se place pas face à l’objet sonore (musique concrète, façon Pierre Schaeffer), il ne s’immerge pas non plus directement dans le son pur (musique minimaliste, La Monte Young). Disons qu’à partir de la répétition originaire d’une cellule rythmique qu’il a pour charge de faire vivre tout au long de la performance, il s’oriente par métonymie, selon des rapports de contiguïté, dans un univers musical constitué d’innombrables titres gravés avant tout dans les microsillons de sa mémoire. L’œuvre est donc plutôt contournée ou court-circuitée qu’abolie, et c’est pourquoi il n’y a pas non plus à faire ici toute une histoire de l’absentement de l’œuvre, ou du désœuvrement de l’artiste. »

Elie During, « Flux et opérations : prolégomènes à une métaphysique électronique », in Philosophie des musiques électriques, Rue Descartes n°60, PUF, mai 2008, p. 60-61.

Bonnes vacances… !

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