Release yourself
26 octobre 2008 @ 12:46
Aaaah, la minimale berlinoise… Rien que ce mot suffit à déchaîner des torrents de haine chez les Français ces temps-ci, ou faire briller des étoiles dans leurs yeux…Au-delà du phénomène de mode, il y a quand même sur cette scène des labels et des artistes qui ont une classe incontestée.
Prenez par exemple Perlon : ce label est un pur ovni, pas de release numérique, pas de concession, un artwork pensé en rapport direct avec la musique, donc sans fioriture et un boss de label, ZIP alias Dimbiman, qui est probablement un des meilleur deejays de tous les temps, ultra cultivé et capable de coller tout le monde avec ses mixes en continuelle montée qui explorent tous les aspects de la dance music.
Récemment, Perlon a pris un virage salutaire vers un son encore plus housy, plus deep et moins dans le cliquetis-clic minimal qui avait fait son succès. L’occasion donc de sortir deux titres superbes de A Guy Called Gerald (oui oui, il existe encore) sur le Perlon 71.
Mais c’est du Perlon 70, intitulé Knowone can take away, que je vous offre un morceau en écoute.
Portable fut lui aussi un adepte des bruits d’éviers et autres clics abrasifs de la minimale. Aux côtés de ses acolytes Sutekh et Twerk il a posé les fondations de la minimale américaine 2.0, après Daniel Bell & Co., en faisant exploser les barrières entre minimale et electronica. Sa dernière sortie sur Perlon est une leçon de deep house comme on en fait plus, lyrics plaintives, synthés entêtants et référence africaine loin des congas samplés.
Une merveille.
Portable : Release

