En l’absence de réponse à la question du temps (qui se tord en deux autres : celle de l’affect et celle de l’espace), il est toujours bon de proposer une métamorphose, moins en guise de substitut que pour défaire, disons même démembrer l’absence et la remembrer en la présence d’autre chose – en l’occurrence, le souffle.
Lyrics :
I am the Time Master
I can make the Earth
Spin a little bit faster
I am the Night Bender
Sleep for a hundred years
And wake up a minute later
Jean-Baptiste de Laubier alias Para One nous embarque pendant 45 minutes dans un road movie perturbé à travers la tournée américaine des stars d’Institubes. On y découvre un Curses! totalement animal, Surkin en ado joueur et Orgasmic sans moustache.
Rien d’extraordinaire, si ce n’est le cycle infernal avion/teuf/after/hôtel/matin difficile, avec la nouvelle danse des bras en l’air (so US !), et les meufs, autour, toujours. Mais sous ses airs de film de vacances, Laubier mixe (!) avec justesse ce ramdam contemporain pour passer au docu vérité, sans artifice ni coupes au montage, avec de beaux instants de poésie, de fureur, de malaise…
Un premier épisode réussi sur les pleins et les vides de la culture clubbing made in 2008. Bravo.