Mégalo
7 janvier 2010 @ 13:37
La musique de Muse ratisse un public large, parce qu’elle embrasse des territoires esthétiques d’une étendue considérable elle aussi. Rock, prog, metal, pop et electro à la fois, elle touche les métalleux autant que les adolescents emo-trucs.
Sur leur deuxième album, Origin of symmetry, un morceau qui s’intitule avec justesse Megalomany combine les ficelles d’un pathos qui dépasse presque les bornes (cordes artificielles, orgue, trémolos dans la voix, coups de cymbales dont semblent dépendre la survie du monde – Roland qui souffle dans son cor désespérément à Roncevaux passerait à côté pour un joueur de pipeau blasé) et un son de synthé gras comme un loukoum, au moment du refrain. Miam, le synthé.
Muse : Megalomania

