post Clara Moto

20 janvier 2010 @ 17:32

par Coddo del Porta
maison carree clerisseau

Est-ce par un glissement progressif de la manière dont on fait en 2010 de la minimale que j’éprouve du plaisir à écouter l’album de Clara Moto, Polyamour ? Timid Boy, invité dans le PoneyClub 54 le 14 janvier 2010, disait que dix ans de minimale avaient influé sur l’electro actuelle, subtile manière de prendre la question à rebours, plutôt que de prendre cette musique à rebrousse-poils. Un genre de renversement anti-dépresseur.

La musique de Clara Moto, en fin de compte, n’est peut-être pas quelque chose de radicalement nouveau, mais tout de même autre chose.

« At least, I have been with you for a while. »

Clara Moto : Deer & fox (feat. Mimu)

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post Rotule

24 février 2009 @ 12:12

par Coddo del Porta
in between lake

inbetween lake

Minimalisme et groove : ces deux constituants s’emboîtaient, à mes yeux, l’un avec l’autre aussi mal qu’un fémur avec un tibia.
Impossible de marcher avec ça ni de danser.
Manquait une rotule : Kalabrese en tient lieu.

La même configuration — une jonction inenvisageable — fait tenir son nom debout : l’Italie mafieuse et pauvre avec sa Ndrangheta, les banques zurichoises. Tout est dans le K, rotule littérale.

L’album de Kalabrese, sorti en 2007, s’intitule Rumpelzirkus.

Kalabrese : Hafenlied

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post Thin White F**k

19 octobre 2008 @ 18:09

par Laura Ingalls

thinner

Tout comme David Bowie rime souvent avec ridicule, netlabel gratuit rime souvent avec choix artistique hasardeux et mastering inexistant.

L’offre dans le genre grandit chaque jour et on y trouve à boire et à manger avec des discours plus ou moins intéressants (comme mes posts). Exemple de Talamasca, vieille gloire de la trance française, qui distribue désormais sa musique à titre gracieux car, je cite, « les artistes ne se payent plus sur les disques mais sur le booking ». Merci pour cette analyse, bien que je me demande combien d’organisateurs de soirée sont prêts à booker des gens qui donnent leur musique… Est-ce qu’il ne créent pas un truc du genre : « si j’ai pas payé pour écouter ton disque, tu crois quand même pas que je vais payer pour écouter ton live qui est probablement ton disque vaguement réarrangé » ?

Dans cette mare, surnage tout de même le superbe Thinner, netlabel gratuit de qualité supérieure, qui donne dans la techno classe, dubby, mélodieuse, folle et forcément un brin minimaliste, puisqu’il sont allemands.

Le label a fêté cette année sa centième sortie avec une compile pleine de merveilles à découvrir de toute urgence. Mais c’est pour vous parler de la cent unième sortie que je suis là, car très franchement, cela faisait longtemps que j’attendais un morceau de cette envergure. Tout ce que j’aime y est : une intro longue et inutile, des voix trafiquées, des synthés complètement tordus et un instrument surprise qui donne une jolie couleur organique à tout ça. Le type qui a composé ça s’appelle Daniel Gardner et il chante dans ce morceau une phrase qui a squatté mon cerveau depuis « never have I been so dirty — but yet felt so clean ».

Je vous laisse juger en qualité misérable… mais très franchement, comme c’est gratuit, ne vous privez pas de télécharger le maxi en plein qualité à cette adresse.

Bien sûr, on se demande comment ces gens se financent… C’est très simple : ils misent sur la même chose que tout le monde qui fait de la musique aujourd’hui : le merchandising et le live. On a déjà vu quasi tous les disquaires et libraires remplacés par des boutiques de fringues — désormais les labels et artistes se transforment carrément en boutique.

Daniel Gardner : Under the shower tower

Infos, downloads, catalogues, etc. à cette adresse.

Et je viens d’apprendre en finissant ce post que Tsugi en a parlé ce mois-ci dans sa version digitale : je ne suis donc pas le seul à croire en ce netlabel, et ça fait chaud au cœur.

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