MGMT
15 avril 2010 @ 16:46
Le concert de louanges rassemble suffisamment de choristes pour ne pas avoir besoin de ma voix, mais je ne peux m’empêcher de signaler l’ahurissement qui m’a saisi à l’écoute du deuxième album de MGMT. Le premier album m’avait secoué : sous les coups du second, je tremblerai encore quand la prochaine décennie sera achevée. Un seul morceau a suffi pour faire vaciller les assises de mes certitudes en matière de pop : à savoir que « tout a été dit », « que l’on vient trop tard », « que la chair est triste, hélas », et autres fariboles.
Il est trop tôt pour mesurer la puissance de ce séisme sur l’échelle ouverte du bouleversement musical. Quant à son épicentre, quoiqu’il se situe très en profondeur, on n’a pas fini de s’étonner que les murs de la pop aient tremblé à des distances si considérables. Rendez-vous dans quelques mois et dans quelques dizaines d’écoute : on commencera peut-être à y entendre plus clair et à y comprendre quelque chose.
MGMT : Flash delirium

