Hey, kids ! – j’en profite, il paraît que le nombre de lecteurs de ce blog a considérablement augmenté depuis la brusque croissance du nombre de ses rédacteurs. Si vous voulez être prêts pour la déferlante psychédélique qui monte, qui monte, qui monte, il va falloir réviser vos classiques. Papy triple X ne cesse de vous donner les bonnes pistes. Suffit de tirer sur la pelote… C’est celle qui fait se déshabiller Betty Page ; et aller se rhabiller Mick Jagger.
Les lecteurs de ce blog s’en souviennent peut-être (et le visiteur passager ne pourra s’empêcher de s’amuser de cette entame étant donné que l’espace en question donne vraiment l’impression ces derniers temps de n’être lu que par ses seuls trois rédacteurs ou de n’être écrit que par ses seuls trois lecteurs), un sommet du happy clap classique avait été livré à l’occasion d’une carte postale américaine précédente : Heartbeat de l’extraordinaire Taana Gardner.
On récidive aujourd’hui, dans une tonalité plus sombre : le happy clap se fond dans la caisse claire, se retourne contre lui-même, se transforme en « sad clap », en coup de règle sur les doigts ou en retour de bâton… Comme dirait mon ami crossed fingers, il est des vieux tracks oubliés qui interdisent tout re-edit. Sont-ce ceux là qu’on appellerait des classiques ?
Un des plus beaux morceaux disco de tous les temps à mon avis. Larry Levan, en 1985, décide de se prénommer lui-même Vendredi. Enjoy.
Man Friday : Love Honey, Love Heartache (12″ vocal version)
Sans remonter aux champs de coton, ou même, aux gladiateurs romains (Ave César !), je propose de situer l’avènement du happy clap moderne aux années 1960. Qu’un exemple ironique se présente par hasard dans cette vidéo n’est pas pour me déplaire. Roky Erickson, du reste, pourrait bien être l’étalon subjectif oublié de toute expérience du Rock’n'roll, et de la pop music toute entière. Sans parler du psychédélisme qui monte, qui monte, qui monte… dans la musique électronique (et je ne parle pas seulement de la transe).
Je rappellerai pour finir, à toutes fins utiles, que ce treizième étage est précisément, en vertu de la superstition attachée à ce chiffre passionnant, l’étage absent de toute construction américaine. À vous, pauvres Européens des Lumières qui croyez vous être débarrassés de la superstition, il était bon qu’un sujet américain, texan de surcroît, vous rappelle qu’il ne suffit pas de pouvoir s’arrêter entre le douzième et le quatorzième pour vous être débarrassés définitivement de ce qui manque.