post Maurice et moi

17 octobre 2008 @ 0:00

par Laura Ingalls

au Batofar

Vu qu’en ce moment je n’écoute plus que du Maurizio et que ça blase tout le monde (y compris moi, mais j’ai déjà atteint des sommets…), je ne vous ferai pas partager de musique…

Je veux juste vous dire que Dieu, ou Gerald Donald pour les intimes, débarque à Paris samedi 18 octobre au Batofar, accompagné de sa charmante femme pour un set sous le nom Dopplereffekt a.k.a. Arpanet.

J’ai déjà parlé de lui et collé un morceau, maintenant il ne reste plus qu’à venir découvrir ce génie en live.

Par contre, contrairement à Black Devil Disco Club, Gerald fait partie de ceux qui pensent qu’on a déjà tout dit avec une TR808. Donc, oubliez l’electro/bass figé qui sort de la fameuse boombox et plongez dans un monde de sonorités cinématiques au possible.

En plus, comme un bonheur n’arrive jamais seul, vous aurez aussi le plaisir de voir Sleeparchive pour le même prix.

Le seul petit hic, c’est que Moritz von Oswald (de Maurizio justement) et Carl Craig sont à la Villette le même jour, donc cette soirée va vous coûter cher et vous allez revenir chez vous probablement plus éduqué que défoncé…

À samedi.

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post Touch moi le French

13 juillet 2008 @ 22:58

par Laura Ingalls


Autant j’ai du mal avec les élucubrations « Klaus Schulziennes » de Air, autant je dois reconnaître que Record Makers est un label de gens de bon goût.
D’abord parce qu’ils ont signé le plus talentueux des mecs de la nouvelle French touch-toi-le-sexe-en-écoutant-Homework, Kavinsky, qui écoute sûrement plus John Carpenter et Giorgio Moroder que Daft Punk.
Et surtout, car il sert de refuge au superbe Arpanet, un des 40.000 alias de Mr Gerald Müller, de son vrai nom Gerald Donald, connu pour être la moitié de ce qui se fait de mieux en matière de musique électronique : Drexciya.
Arpanet a réalisé chez eux les nécessaires et définitifs Wireless Internet et Inertial frame, ainsi qu’une poignée de maxis qui résument quasi à eux seuls ce style qu’on appelle electro.
Le seul adjectif qui me vient à l’esprit en écoutant ces albums c’est pur : oui, le style que développe ici Gerald Donald est pur, les synthés sont parfaits, la pulsation est raide et sort de synthétiseurs qui constituent l’arme de prédilection de l’antipathique et mystérieux initiateur du projet Dopplereffekt.
Les voix sont exemptes de tous chichis, pas d’envolées soulful, juste des mots, des mots, comme à la radio.
Kraftwerk n’est pas très loin, mais leur art a été sublimé, transcendé par ce génie de l’électronique moderne qui puise chez ses maîtres les influences et prend tout le reste dans les méandres tortueux de son esprit malade.
Et il enfonce le clou avec Black Replica, nouveau projet goth-ambient, comme si le clou pouvait aller plus profond.
De quoi laisser dans vos oreilles des stigmates saignant pour l’éternité.

Arpanet : NTT DoCoMo

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