post Naudascher, electro lunaire

12 novembre 2008 @ 1:16

par raph
Et hop

Et hop

Issu du trio qui formait Terranova — si si rappelez-vous, ce groupe de trip hop allemand pas mal, vous avez même peut-être encore le disque sur lequel s’illustrait la photo d’une jolie femme feuilletant une revue porno — Xaver Naudascher a formé un label qui s’appelle Supersoul Recordings, dont nous étions nombreux à tout ignorer jusqu’à ce que DFA sorte récemment un double album compilant certains des meilleurs morceaux de cette petite maison berlinoise. Le disque a eu les honneurs à la fois de Trax et Tsugi, c’est vous dire si c’est bien, mais quelques tracks en particulier sont à marquer d’une croix noire, celle qui désigne les perles electro les plus sombres, qui vous font rapidement fermer les yeux et rêver à une montée narcotique sur la piste d’un club moite — au hasard, le Pulp. Avec un dénommé Paul Mogg, Naudascher signe notamment une perle immédiatement addictive — Moon unit Pt. 2 — et tout seul un morceau dark et lent absolument imparable, Afterlife, pour une fin de soirée ou un after forcément un peu glauque mais totalement électrique. Du très, très bon. Et au passage le label de James Murphy, auquel on doit il y a peu la sortie du génial album d’Hercules and Love Affair, nous prouve qu’il reste une redoutable tête chercheuse, prête à mettre des coups de boule tous azimuts.

Naudascher :
Moon unit Pt. 2

Afterlife

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post Odissey

13 juillet 2008 @ 22:51

par Laura Ingalls

Je dois l’avouer, je n’ai pas toujours été fan de James Murphy et de ses signatures sur DFA. En fait, il m’a fallu un moment avant de me remettre de l’horripilant Daftpunk is playing at my house.
Mais depuis, ça va mieux, j’ai écouté le dernier LCD Soundsystem en boucle, je mixe le Give me every little thing de The Juan MacLean à chaque occasion qui se présente et je me trémousse tendrement sur Shit Robot, Bot’Ox ou Gucci Soundsystem et toutes les autres sorties pop-disco-trash de DFA, le label qui a la classe américaine. En plus, le label cite Liquid Liquid comme référence ultime et ça, ce n’est pas donné à tout le monde.
Mais alors avec Hercules and Love Affair on atteint des sommets.
On s’intéresse maintenant à cette période étrange de transition entre le disco et la house, que certains appellent proto-house ou post-disco, et Hercules and Love Affair, c’est exactement ça, des morceaux house vocaux très inspirés, du disco plein de cuivres et de synthés avec des arrangements juste magnifiques.
Pas étonnant, donc, que l’album en entier soit un gros tube, du prenant Time will au très George « Din Daa Daa » Kranz True false, fake real, en passant par le très en vogue Blind, pas une faute de goût.
Si l’on peut être surpris par le timbre de voix un peu Jimmy Sommerville, les cuivres omniprésents, on est forcement séduit par la qualité du tout, voire par l’ambiance très gay qui s’en dégage.
Un petit favori personnel ? You belong qui reprend les accords de piano du Big fun de Inner City et un son de synthé tout droit sorti de All that she wants de Ace of Base pour un magnifique morceau house soulful qui me bouleverse, oui, je l’avoue.
Et je suis content que ça m’arrive encore, surtout au regard de choses si simples.

Hercules and Love Affair : You belong

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