Mourir au travail = travailler à sa mort
30 avril 2010 @ 17:21
Ci-dessous une dépêche du journal en ligne Le Monde.
La rapidité avec laquelle M. le recteur Jean-Jacques Pollet a tiré des conclusions sur le suicide de cet homme sur son lieu de travail est confondante : à 10 heures, l’un se suicide, dont un autre trois heures plus tard aura livré publiquement son analyse des motivations.
On me reprochera peut-être ma hâte, à moi aussi, mais je tire deux conclusions de cette dépêche : premièrement, qu’il faut abolir le travail ; deuxièmement et surtout que M. le recteur Jean-Jaques Pollet devrait être démis de ses fonctions. À 4 heures, je lis un article, sur lequel je me fonde pour établir dix minutes plus tard les bases d’un renversement de la société.
Alain Kan : Hollywood suicide
Un enseignant se suicide en salle des profs près de Nancy
Un enseignant d’éducation physique a mis fin à ses jours vendredi 30 avril en se tirant une balle dans la tête dans la salle des professeurs du collège Haut-de-Penoy à Vandœuvre-lès-Nancy, en Meurthe-et-Moselle.
« Les premiers éléments dont nous disposons tendent à démontrer que cet événement tragique n’est pas directement connecté à une situation professionnelle, mais davantage à une situation personnelle », a tenu à préciser Jean-Jacques Pollet, recteur de l’académie de Nancy-Metz, lors d’une conférence de presse.
Les faits se sont déroulés peu après 10 heures dans la salle des professeurs qui, selon un correspondant de RTL sur place, est « un endroit reculé de l’établissement ». Les élèves n’ont donc pas entendu le coup de feu. L’homme, qui était âgé d’une cinquantaine d’années, a mis fin à ses jours alors qu’il était seul dans la salle. Deux de ses collègues, qui se trouvaient dans une pièce voisine, se sont précipités en entendant le coup de feu « mais ils n’ont rien pu faire », a précisé la principale. Il était marié et père de famille.
L’enseignant était « remarquablement apprécié et fortement investi dans cet établissement », a ajouté le recteur. Le collège, qui compte un peu moins de 400 élèves pour 35 enseignants, ne se signale pas par un climat de violence particulière. La préfecture de Meurthe-et-Moselle a indiqué qu’une information judiciaire était ouverte.

