post L’éternité + 1

14 novembre 2008 @ 10:47

par xxx

Je voudrais revenir sur une de ces multiples After Théories du camarade Jack selon laquelle la grande opposition entre musique électronique et musique pop se jouerait entre temporalité mixée et alternance couplet/refrain.

J’entends déjà les esthètes défoncés débattre de l’autonomisation du refrain en ritournelle, de la ritournelle en sample et enfin des boucles. Ils auront raison !

Mais la question ce soir n’est pas là. Car je propose de méditer plutôt sur l’hybridité, à cet égard comme en d’autres, de la forme disco.

Kelley Pollar : My Beauty in the Moon (2005)

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post After Théories #3

26 juin 2008 @ 17:29

par Jack LockerRoom

« Tu sens rien ?
— Sniff, sniff…
— Non ? Je t’assure, essaie encore…
— Gronc (!)…
— Tu sens pas une nouvelle culture pointer son nez, là ? Si tu gardes les yeux et les oreilles bien ouverts le jour, tu as sûrement trouvé le point commun entre ces produits de grande consommation :
* la compile Acid evolution 1988-2003 sur Logistic Records ;
* le numéro de Chronic’art du mois de juin ;
* l’article « Mais où es-tu, Dirk Dieter-Roth ? » publié dans UNSI ;
* la B.O. composée par Quiet Village, Silent Movie sur !K7 ;
* le premier et dernier album de Crystal Castle.
Non ? Ah ! le naze. Heureusement qu’on discute un peu culture dans cette after. Eh ! bien, ouvre bien tes oreilles, parce que ça va te servir demain, après ta longue nuit de douze heures pour te refaire une santé : tous ces trucs sont fake !
— Qu… mais com… ?
— Fake, je te dis !
— Te… si l’é… lors.
— T’es sourd ou quoi ? Eric, baisse la musique, s’teup, il entend rien.
Fake, ok ? Faux, quoi ! Et c’est qu’un petit bout de l’iceberg, la petite flaque de boue fourrée au souffre au-dessus de la mer de merde qui se répand sur Java : la compile, elle date pas de 1995, et elle a été composée en 2005 par un unique mec, Uwe Smidt. Dirk Dieter-Roth n’a jamais existé, et Quiet Village ont écrit la musique avant de tourner le film. Quant à Crystal Castle, leur musique, leur T-shirt et leur logo ne sont pas d’eux, mais créés par des artistes, d’autres gens quoi. Enfin, disons que c’est un cas particulier, une autre culture, celle du ripping

— Tu dé… Mon p… ubre.
— Mais oui, j’te dis,
fake ! De l’imposture comme œuvre d’art prenant cœur au sein des media ! Et la balise argos de cette nouvelle culture underground, c’est le numéro de Chronic’art de juin, totalement fake, du dossier sur G.O.M.S.K., le jeu vidéo from Russia qui tue les joueurs, au reportage sur le punk catholique, en passant par les chroniques de disques, de bouquins, de films, et le site sexChange, tout : pas une ligne de vraie [ndlr: à part les pubs, Bob, business still rocks !].
— … du br… et l… sur…
— Oui, t’as raison, avec Internet et la profusion d’infos, impossible de vérifier, et puis les journalistes bossent leurs sources sur Internet.
— … cr… si…
— Mais oui, t’as raison, ces connards de journalistes sont des feignasses et ne vérifient plus rien : ils sont abbonnés à Wikipédia et Google, point !
— … sûr que… tu crois p… mais jam…
— Ils font partie du problème, je suis d’accord.
— … mour… font de l…
— Euh, non, faut pas pousser. Mais bon, avec le marketing viral qui transforme le net en laboratoire fictionnel, les artistes qui schizotent et réalisent leurs rêves de composer des albums datant de leur année de naissance et la presse qui embraye, c’est vrai, on ne peut plus se fier à personne.
— M’en parle p… du coup av… et…
— Quoi ? Tu déconnes ! Mais t’as perdu ta matière grise, là… Mais bien sûr que non, derrière Justice, c’est pas Daft Punk ! Mais non, déconne pas, quoi ! Oui, d’accord, on connaît pas leur visage, alors c’est eux, gna gna gna… N’importe quoi !
— J’t… que t’as qu’à… po…
— Arrête, tu me fais flipper, là. Je rentre. »

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post After Théories #1

27 mai 2008 @ 22:03

par Jack LockerRoom

Je prends les paris. Check.
Dans les mois qui suivent, une partie de la production minimale va se teinter de sonorités nouvelles, issues de l’orchestre classique : attention, les cordes des violoncelles qui grincent vont déferler, les grondements de hautbois, bassons, trombones et autres cors français vont faire vibrer les cabines de DJ, marimbas, xylophone et glockenspiel vont vriller en échos métalliques les clubbers des grandes capitales !
La cause en est la septième et nouvelle version d’Ableton Live et de son extension « Orchestral Instrument Collection » composée de ces instruments classiques. Les artistes de la minimale vont adorer ces sonorités, les torturer dans leurs plugs d’effet pour nous faire entrer de plain-pied dans une époque minimale-baroque tout ce qu’il y a de plus beau. Tout le monde va playlister Varèse, Xenakis et Boulez, citer Dialogue de l’ombre double comme album de chevet, et l’Ircam va chroniquer des maxis sur son site web.
Ouaaaah ! J’ai hâte.
Quoi, je rêve debout !? Cool, non ?

Ableton : The Orchestral Instrument Collection

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