Le 12 septembre 2011, Mylène Farmer fête ses cinquante ans, l’occasion pour Une Nuit Sous Influence de proposer aux oreilles délicates une sélection sans le moindre rapport, sinon que son titre interdit de penser que « ça nous rajeunit pas ».
Le grand retour des ours dans Une Nuit Sous Influence ! Remise en mémoire en cliquant sur le tag « ours » ci-après.
sous les pavés de Tottenham, l'English Riviera
À présent, ils vont par deux et produisent d’excellents remises de Metronomy qui avait d’ailleurs déjà produit un excellent original (malgré un clip au sommet du nul) sur un excellent album.
L’intérêt des comédies musicales consiste dans l’immodération avec laquelle elles rendent compte de ce qui les constitue. Action, réaction, sentiments, nécessité tragique ou comique – vers la mort ou l’amour : tout y est représenté dans une dimension hyperbolique, peut-être parce que, à la théâtralité (autrement dit à la conjonction du fait voir [le montré] et du fait savoir [l'énoncé]), se surajoute la musicalité (le fait entendre).
La preuve avec ce morceau, conjonction lui aussi, mais de deux morceaux préalablement séparés sur l’album Diamond dogs, et en l’occurrence rapprochés et mêlés dans l’idée de les intégrer à une comédie musicale sur le thème de 1984 – le roman de George Orwell. Les cuivres étaient déjà là, les basses aussi, les violons, les chœurs, la voix (cette voix !) dans les deux morceaux séparés : mais les voici, réunis en un seul, immodérément enchevêtrés. Jouissance de l’excessif.
La comédie musicale ne fut jamais montée. Jouissance de l’excès en pure perte.