post La course des ans

19 octobre 2013 @ 10:30

par Coddo del Porta
En lignes courbes et lentes

En lignes courbes et lentes

À sa sortie (1982), l’album avait dix-sept ans d’avance, moins sur son temps que sur le mien. Trente-et-un an plus tard (2013) et avec quatorze années, non de retard, mais d’écart, je m’aperçois que j’étais beaucoup trop jeune pour cette musique à l’époque où je l’écoutais, c’est-à-dire, en plus de ces décentrements que je viens de dire, non à sa sortie, mais sept ou huit ans plus tard.

Aujourd’hui seulement, je comprends pourquoi, de tous les albums de Prince, 1999 était celui que j’aimais le moins : parce que je ne le comprenais pas, ni relativement au reste de sa discographie que je reconstituais patiemment depuis 1986 ou 1987, ni dans le bordel musicale où j’évoluais. Trop peu de musiques noires, trop de musique FM et l’amour pour la chair et la graisse au détriment des os de la musique.

Aujourd’hui seulement, donc, j’entends par où saisir cette musique souvent dénudée, souvent débarrassée de ce dont j’aime qu’elle soit par ailleurs encombrée. Prince oscille sans cesse entre surcharge et régime sec, ce dont j’avais fini par comprendre l’intérêt pour le reste de sa musique, jusqu’au tournant du XXIe siècle où j’ai perdu l’envie d’y rester fidèle. 1999 : une date en guise de centre.

Prince : Automatic

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post Bossa

9 octobre 2013 @ 20:06

par Coddo del Porta
Trois fois courir les oreilles attachées

Trois fois courir les oreilles attachées

Long time no see – long temps ne pas voir. Ou plutôt ne pas entendre. Trois paires d’oreilles du coup indispensables pour entendre à nouveau, trois fois plus.

En 1980, Françoise Hardy, enfermée dans son réfrigérateur fait appel à Gabriel Yared et Michel Jonasz. D’où des musiques qui se réchauffent au contact d’autres climats. La version brésilienne de la dame Hardy sonne blanc, sonne froid, sonne français (et certainement pas comme celle de Pierre Barouh, qui sut créer contiguïté entre la France et le Brésil, asséchant pour cela l’Atlantique et marchant d’un pas tranquille à l’écart de toute route goudronnée) : Bosse bossez bossa, cinquième titre de l’album Gin tonic.

Il y manque par ailleurs un petit quelque chose pour que la chanson soit un chef-d’œuvre. Il n’empêche : deux jours après l’avoir découverte, son air me trottait mystérieusement dans la tête et il me fallut reconstituer le chemin de cette pensée heureuse qu’il avait suscitée, pour atteindre le frais souvenir de Françoise Hardy brésiliée.

J’aime cela beaucoup.

Françoise Hardy : Bosse bossez bossa

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post Se rappeler ?

28 mai 2013 @ 21:05

par Coddo del Porta
se rappeler le ciel

se rappeler le ciel

Il y eut un premier EP. Le deuxième arrive, toujours chez Third Side Records, mais sous leur label Entreprise, celui en marinière parce que vive la France. En attendant, un beau morceau servi par un clip aux images inquiétantes.

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post Parler à la mémoire

17 mars 2013 @ 6:59

par Coddo del Porta
Le souvenir devenu muet

Le souvenir devenu muet

Cette musique « parle à ma mémoire », c’est-à-dire, dans celui que je suis au moment où j’écoute, à celui que j’étais et qui choisit malgré moi comment il se manifeste en jouant avec le souvenir et l’oubli. Au même titre que tout autre stimulus à la Proust (odeur de madeleine, pas incertain entre deux pavés, etc.), la musique qui parle à la mémoire réactive ce qui me rend tel que je suis au moment où j’écoute.

TSTI - In Loving Memory (official video) from TSTI on Vimeo.

(Premier extrait d’un premier album qui paraît sur le label Desire Records, coutumier de la beauté et de la musique qui fait penser.)

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post La lune en smock

26 février 2013 @ 0:52

par Coddo del Porta
où ailleurs qu'au Japon ?

où ailleurs qu'au Japon ?

Jadis, je ne connaissais Tuxedo Moon que de loin, mais assez toute de même pour me souvenir du nom de Steven Brown.

À quoi ça sert l’amour était jadis une chanson interprétée par Édith Piaf, mais comment ne pas lui préférer la version de Steven Brown ? Piaf chantait avec Theo Sarapo – un jeune homme et une femme déjà mûre, rendue telle et plus encore par un usage intensif de la drogue et de la douleur. Steven Brown – avec qui ? Anouk Adrien, mais ça ne nous apprend rien.

D’une naïveté touchante à force d’évidence, la version « réaliste » est supplantée par cette autre, sans commune mesure, mais tellement plus réelle.

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post Les causes et les effets

21 février 2013 @ 18:56

par Coddo del Porta
trop de réalité trouble

trop de réalité trouble

Dominique A sait combiner la beauté des musiques à celle des mots. La secousse dont j’avais parlé ailleurs paraît donc être de règle.


DOMINIQUE A - PARCE QUE TU ÉTAIS LÀ par abcd123456789

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post Rights now !

21 février 2013 @ 15:27

par Coddo del Porta
regardez derrière vous

regardez derrière vous

Jeudi 7 février 2013, l’émission Ice FM sur Radio Campus Paris était spécialement consacrée à l’égalité des droits, sous le titre « Rights now ».

Aux platines, Laurent Duparc, Sam Ellum, Antoine Riposte, Max Fraisier Roux et Coddo del Porta. Elle est en ligne à cette adresse.

En guise d’amuse-bouche, un morceau de Sigur Ros. Pour tout le reste, cliquez.

Sigur Ros : Ba ba

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post Face cachée

21 février 2013 @ 14:38

par Coddo del Porta
une place à prendre

une place à prendre

Naguère et aujourd’hui encore, puisque l’objet résiste, la notion de « face cachée » avait un sens propre et figuré en musique sous la forme de la face B. Raretés, surplus, supplément, les morceaux qu’on y assignait méritaient souvent autant une écoute que la face lumineuse, illuminée qui les cachait.

The Humming Wire de Siouxsee & the Banshees figurait sur la face B du maxi Swimming horses, en 1984.

Je suis convaincu que le mystère, le secret et l’illumination existent tout de même à présent que la musique est dématérialisée – seulement j’ignore où ils se cachent.

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post Un coup d’œil dans le jardin de sa vie

19 février 2013 @ 21:47

par Coddo del Porta
qui regarde, de lui ou de nous ?

qui regarde, de lui ou de nous ?

Paul McCartney, en 2005, a donné à sa musique un coup, non de jeune, mais de pied : produisant intégralement son album Chaos and creation in the backyard, Nigel Godrich fait des merveilles. L’écueil de la mièvrerie, depuis toujours sur la route du navire McCa, est évité par le producteur. D’où un album, et c’est là l’intérêt de la chose, entièrement beau – au lieu des quelques îles habituellement perdues sur une mer plate.

Dans Promise to you girl, je vibre aux flûtes.
Les flûtes. Et Paul McCartney.

Paul McCartney : Promise to you girl

Ci-dessous, les paroles lyrics – où l’on peut discuter, peut-être, de mièvrerie, si l’on cherche des poux dans la tête.

(Lire la suite…)

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post Bitch Boys

20 décembre 2012 @ 18:55

par Coddo del Porta
la vie sur la plage

la vie sur la plage

Django Django continue de faire référence aux Beach Boys. La presse continue de faire référence aux Beach Boys quand on y parle de Django Django. Les Beach Boys continuent d’être les Beach Boys. (Beach) Boys will be (Beach) Boys.

Et les chœurs – les chœurs !

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