Jeudi 28 juin 2012, de 22 heures à 23h30, dernière Ice FM de la saison sur Radio Campus Paris (93.9 ou sur le site de l’émission). Tous les résidents de l’année (Max, Oraze, Coddo del Porta, XXX, A Kind of Ceasar…). Attractions apocalyptiques. Soyez prêts.
_______________
Thursday June 28th, 2012, from 10 to 11.30 PM, last Ice FM radioshow of the season, on Radio Campus Paris (93.9 or on their site). Max, Oraze, Coddo del Porta, A Kind of Ceasar, XXX – they will all be there. Apocalyptic fun expected on every attraction. Get ready.
le plus important dans le reflet, est-ce le reflet ?
Il y a les années soixante et il y a les sixties. Il y a aujourd’hui et il y a les sixties. Entre les deux, le temps n’a pas fait que passer dans un sens : allers et retours, souvenirs et hypermnésie, un mélange de récit, de mythe et d’actualité. Les années soixante, on sait qu’elles ont eu lieu, mais les sixties, c’est maintenant.
La preuve avec le mix de @troisX, dans l’émission Ice FM sur Radio Campus Paris, le 9 février 2012, à écouter en intégralité ici.
Le 26 novembre 2009, PoneyClub 54 embarquait pour un voyage aux Pays-Bas, avec un guest mix signé I-F, Intergalactic fm alias Ferrenc, pour une traversée historique de l’electro-disco : depuis les années 1980 avec Giorgio Moroder, Kraftwerk ou Alexander Robotnick, jusqu’aux tracks bondissants d’Alden Tyrell ou Electronome. Un périple intergalactique dans l’univers de l’electro, précédé d’une sélection de saison : Koudlam, Seth Troxler, JTC, Tensnake, Bot’Ox, entre autres.
Le podcast de l’émission est disponible sur le site de Radiocampus Paris, à cette adresse.
Ou comment les Nuits sonores 2009 ont mis nos capacités d’endurance au défi.
Vendredi 22 mai. Minuit et des poussières. Coddo, Max et moi décidons de poser un pied (et un seul) sur le dance-floor rythmé par R. Villalobos. Il pousse la performance jusqu’à jouer cinq heures d’affilée. De quoi nous laisser le temps d’aller sur les autres scènes. Erreur ! À mon avis, ils ont pulvérisé quelque chose dans l’air de fortement progestéroné. Impossible de quitter le dance-floor. Tu te retrouves piégé comme un con, à danser quatre heures, sans même les voir passer, sans même aller pisser. Est-ce cela, le secret des grands marathoniens ? Un rythme parfaitement calé, des cymbales plein les oreilles, un souffle continu, une transpiration fluide via des pores finement ventilées par le plein air ? La recette est efficace et ce soir là, plus encore que les autres, nous avons réussi à ne profiter que d’un tiers du plateau proposé. Au moins, si je n’ai pas le don d’ubiquité en de pareils moments, c’est celui de la fidélité qui me réussit.
Un DJ set qui fait la différence. Tous les disques fusionnent, baisent, les uns avec les autres. Tous se superposent. L’art de l’enchaînement, Villalobos en fait une théorie du couple. Finie la frime du cross fader. Quand tu viens avec deux cents tracks pour mixer une nuit, ça en impose. La différence, c’est ce 1+1=3. Tu n’entends que ça, d’ailleurs. Cet espace sonore indicible d’où surgit le triolisme, summum de la pratique. C’est l’esthétique de l’endurance dans ce qu’elle a de procréatif.
Quand je vois débouler un jeune homme masqué par un sweat à capuche noir, je demande à Coddo si la faucheuse était sur la liste ce soir. « Non, ma biche, elle a laissé sa faux à l’entrée. » Et là, sous les projections des Anti-VJ, j’ai eu l’impression d’avoir déjà vécu cette scène, tant elle se détachait du temps présent. Les visuels sont beaux, dignes d’une pochette d’Autechre. Les flashes, plus distingués que les habituels stroboscopes, me transpercent la rétine. Et la répétition d’une même scène, déclinée par des boucles de techno, se fait sentir. Elle survient, dans le sordide, lorsque nous sommes passés de 125 BPM à 145… km/h sur le quai Perrache dans Lyon. C’est dans ce taxi lyonnais qui devait nous ramener chez nous que j’ai compris que la faucheuse pouvait s’objectiver dans ces vingt seules unités de vitesse-là. Et se rendre visible dans les flashes technoïdes qu’étaient les feux rouges grillés à répétition de long d’une avenue.
Vivre différemment la nuit, c’est faire un festival en province, se dit le Parisien.
Et toi, tu es capable de faire mieux qu’Elana Meyer à Tokyo en 2000 ? Je te le propose en 67′17” et je te rappelle qu’il faut quand même parcourir 21,1 km.