Tu crois reconnaitre tout les tubes pop 80’s dès le premier coup de caisse claire, tu es incollable sur les signatures rythmiques de Prince et de Wham : ce jeu est pour toi. Trois manches de folie pour tester tes connaissances musicales et faire de toi le Drum Machine Master King of The Universe !
Dimanche 31 mai, à 17 heures, à la boutique du CENTQUATRE, on ne tourne pas en rond, mais on s’obstine autour d’une table [ronde]. On discute des premiers cris des premiers pas et… Dudevenir des revues.
En présence des représentants de Lignes, Vertigo, Art21, Friction et Trouble.
Hey, kids ! – j’en profite, il paraît que le nombre de lecteurs de ce blog a considérablement augmenté depuis la brusque croissance du nombre de ses rédacteurs. Si vous voulez être prêts pour la déferlante psychédélique qui monte, qui monte, qui monte, il va falloir réviser vos classiques. Papy triple X ne cesse de vous donner les bonnes pistes. Suffit de tirer sur la pelote… C’est celle qui fait se déshabiller Betty Page ; et aller se rhabiller Mick Jagger.
Sans remonter aux champs de coton, ou même, aux gladiateurs romains (Ave César !), je propose de situer l’avènement du happy clap moderne aux années 1960. Qu’un exemple ironique se présente par hasard dans cette vidéo n’est pas pour me déplaire. Roky Erickson, du reste, pourrait bien être l’étalon subjectif oublié de toute expérience du Rock’n'roll, et de la pop music toute entière. Sans parler du psychédélisme qui monte, qui monte, qui monte… dans la musique électronique (et je ne parle pas seulement de la transe).
Je rappellerai pour finir, à toutes fins utiles, que ce treizième étage est précisément, en vertu de la superstition attachée à ce chiffre passionnant, l’étage absent de toute construction américaine. À vous, pauvres Européens des Lumières qui croyez vous être débarrassés de la superstition, il était bon qu’un sujet américain, texan de surcroît, vous rappelle qu’il ne suffit pas de pouvoir s’arrêter entre le douzième et le quatorzième pour vous être débarrassés définitivement de ce qui manque.
En 1979, sur son album Lodger, majoritairement composé et enregistré en collaboration avec Eno, Bowie se glisse dans la peau d’un D. J.. Nuit contre jour, toute puissance thaumaturgique du puppet master devant qui s’agitent les puppet dancers. « Nous sommes nos pensées. » devient entre ses mains « Je suis ce que je joue. », ce qui tendrait à prouver que la musique est de la pensée. À regarder le clip, on s’aperçoit également que maîtriser la machine qui produit la musique, c’est maîtriser le désir.
Le pire cauchemar de ce temps-là consistait sans doute à être piégé dans, voire, pire encore, par le synthétique lui-même. Hal avait ouvert la voie d’un processeur qui dépassait et outrepassait son essence, mais il était devenu fou et dangereux parce que son désir d’humanité ne connaissait pas les limites (morales, métaphysiques, entre autres) de l’humain. Il allait en être de même, mais à l’échelle encore supérieure des androïdes indécidables de Blade Runner. (C’est Vangelis qui en composa la bande originale.)
Dans Tron, la machine devint un monde en soi : l’humain y devenait synthétique. (C’est Wendy Carlos qui en composa la bande originale (de même qu’elle avait signé celle d’Orange mécanique).)
Synthétique, synthés vintage – une seule ligne à suivre.
Il fut un temps où les épaules se portaient larges. « Nous étions jeunes, etc. » disait l’un : mais ce n’est pas d’une force physique ni d’une envie d’en découdre que témoignaient ces épaules démesurées. Bien au contraire, c’était l’ombre d’une idée futuriste de naguère qui se portait encore, entre autres sur les épaules — l’idée que le futur, le moderne et le maintenant se paraient de gris, sinon de grisâtre, et que le corps avait changé ou aurait changé jusque dans ses proportions et sa géométrie d’ensemble.
Le moderne et le maintenant d’alors portent aujourd’hui le nom de synthétique, et le synthétique se voyait autant qu’il s’entendait.
Alors R2D2, oui, modèle du synthétique à son accomplissement, puisqu’en plus de la matière dont il était composé, son langage que tous semblaient comprendre y compris les êtres de chair et non de silicone, représentait jusque dans sa forme de bips, blips et tuts la modernité surhumaine — mais moins comme père que comme oncle d’Amérique, car les sons du Doepfer, c’est à une musique large d’épaules qu’elle fait penser surtout : celle de Propaganda. Leur morceau P-Machinery et les images du clip qui l’accompagnent peuvent, dans le domaine de l’imaginaire, être dits de fondation.
Ou alors, c’est ma cousine. Ou toi. Ou le voisin du dessus. Ou le fils (douze ans) de la concierge. Ou le fils (19 ans) de la concierge. Ou la concierge. Ou ton prof de latin. Ou ta sœur. Ou ta mère. Ou ta grand-mère. Ou ton chat. Ou mes azalées. Mais en fait, c’est moi. La preuve à cette adresse.
Mais puisque je vous dis que c'est moi
D’après Kill The DJ, « We are all dysfunctional » : veuillez notez que d’après Une Nuit Sous Influence, dorénavant, « Nous sommes tous Daft Punk. ». Surtout moi.
Mince, me demandais-je, le hip hop est-il le bienvenu dans ces pages ? Pourtant il y aussi du bonheur sur cette planète ! J’en veux pour preuve le retour inopiné du grand RZA, cintré dans son épouvantable costume de Bobby Digital, super héros blaxploitation d’inspiration ninja avec lequel il sévit pour la troisième fois en dix ans pour faire trembler les enceintes de ceux qui pensent – et j’en suis – qu’il est bien l’un des plus classieux de tous les rappeurs ricains. Nulle surprise sur cet album où le boss du Wu Tang utilise toutes les recettes éprouvées depuis longtemps dans son studio : il rappe toujours trop fort, trop faux, trop sec, sur de magnifiques petits gimmicks soul, derrière lui des femmes lui susurrent des choses à forte connotation sexuelle et quinze personnes viennent poser leurs voix dans le morceau, si possible à contretemps. De la balle. Une bande son pour la coke, la bagnole, le cul.