post Corps impossible

10 mars 2010 @ 18:42

par Coddo del Porta
ceci n'est pas un corps de femme

ceci n'est pas un corps de femme

Décidant que le corps tel qu’il est ne convient pas à l’ostentation – vieille scie bien connue –, les directeurs artistiques, si j’ose dire, dans la publicité, imposent au spectateur des corps tels qu’il n’en existe pas et aux femmes, lesquelles subissent plus visiblement que les hommes les effets de retouches numériques, des postures impossibles à tenir.

intenable

intenable

Ce corps gênant n’a pas de rapport avec le trouble qu’on éprouve devant la Grande Odalisque d’Ingres : le processus d’identification supposée, dans la publicité, crée une conjonction entre le corps (ou la beauté ou le statut social ou le confort, et ainsi de suite, mais toujours réductibles au corps) et le spectateur. Le plus ou moins grand écart, je veux dire par là : tout écart, même infime, entre l’image montrée et la réalité du corps, impose le recul et dilate le moment de contemplation de l’image en une durée proportionnelle à la valeur de l’écart. Perdu dans la contemplation de ce corps qui est censé être le mien – c’est-à-dire identifié comme mon propre corps ou possédé par moi sexuellement –, mais auquel je ne peux plus m’identifier, je passe d’une conjonction à une confusion totale. Deux solutions à ce problème duquel seuls les fous sont préservés : la syncope ou vomir.

Vladimir Cosma : Anticorps (sur l’album Insolite & Co., 1969)

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post Le monde se réduit-il à un livre de cuisine ?

31 janvier 2010 @ 15:22

par xxx

- Avec le recul, on peut en effet se demander comment sonna jadis la musique du futur : le futur qu’elle imaginait ou inventait pour son époque…
- Avec le recul, on se le demande
- Aujourd’hui, à l’heure des grands recyclages périodiques, on se demande l’inverse.
- Oui, je vois que y’en a qui suivent…
- C’est un peu désolant
- Certes
- Tu crois que dans vingt ans, on dira de notre époque qu’elle n’a fait que recycler le futur qui s’était inventé quarante ans avant elle ?
- Mmh. Mais n’est-ce pas le cas de toute culture, de fabriquer du futur en recyclant du passé ?
- Tu as raison baby, mais tout marche aujourd’hui comme si le futur était toujours déjà passé. Le présent, au mieux, c’est le futur d’un passé !
- Dis voir, tu n’as pas peur que tout le monde s’ennuie, là.
- (il s’emballe) Il faut bien, à un moment, rompre avec le passé pour que le futur s’invente au présent ! Inventer un présent qui, vu du futur, n’aura pas seulement été un déplacement du passé dans le temps ! Une rupture, je te dis !
- C’est ça baby, en attendant, viens, restons ensemble.

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post What the Past will sound like ?

14 janvier 2010 @ 16:57

par xxx

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post carte postale (du studio)

4 décembre 2009 @ 1:32

par xxx

Il est rare de trouver intéressants les commentaires des vidéos. Dans ce cas, je les aime tous.

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post Devenirs

19 septembre 2009 @ 21:37

par Coddo del Porta
d'où n'en survivrait qu'un

n'en survivrait qu'un

Suffit-il qu’un objet devienne accessible au/à un public pour avoir revêtu sa forme achevée ? Faut-il qu’un discours sur cet objet le consacre, sans lequel il resterait inaccessible dans toutes ses dimensions ?

L’existence de blogs musicaux produit une situation telle que cette question – qui met en cause la portée et la puissance du discours critique – se trouve inversée : des objets (musicaux) y connaissent un redimensionnement ou y atteignent leur forme pleine avant d’avoir franchi le double seuil, naguère si difficile d’approche, de la publication par une maison de disque, puis de la critique musicale.

Le schéma s’en trouve inversé : l’objet devait être déniché, sélectionné, puis enfin produit par des professionnels jouant le rôle de filtres avant que d’autres professionnels, tenant lieu de filtres eux aussi, le sélectionnent en le commentant, le public ayant donc dû subir le discours muet de la maison de disque et celui de la critique avant d’accéder à l’écoute. À présent, il arrive que le public produise un discours critique (certes minimal, puisque parfois réduit à un geste de transmission – « écoute tel morceau à telle adresse ») qui prive tant la critique que les maisons de disques de leur rôle de filtration et du discours qui l’accompagne (car, une fois la musique publiée et répandue dans le public par le public lui-même, le discours critique perd la majeure partie de son pouvoir prescripteur et devient une glose qu’elle n’est pas censée être).

Quel travail pour la critique éjectée du circuit de transmission de l’objet ? J’aperçois deux horizons, l’un convexe sur lequel tout glisserait (mort de toute critique dans un monde où toute création musicale serait accessible à tous partout), l’autre concave où l’activité proprement créatrice de la catégorie de pensée qu’est la critique trouverait de quoi nicher – en substance, la fin du journalisme et l’obsolescence de son organe de « pensée », le dossier de presse.

Le choix n’est pas difficile, d’aller vers l’un ou l’autre de ces lieux futurs (déjà présents) : mort au journalisme, longue vie à la critique.

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post Comment faut-il vous le dire ?

21 juin 2009 @ 21:52

par Coddo del Porta

J’avais signalé que j’étais Daft Punk précédemment.

Le player ayant été amélioré et sacrément (possibilité de choisir le clavier AZERTY, rythmique pré-enregistrée, modulation des seize sons), c’est à la portée du premier venu.

Encore plus facilement, encore plus qu’avant, je suis Daft Punk. Essaie, tu verras.

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post Ableton Live est dépassé…

9 juin 2009 @ 21:41

par Jack LockerRoom

Ainsi que Cubase, Pro Tools, Nuendo, Logic Audio, Digital performer, Sonar, GarageBand, tous ces logiciels sont obsolètes avec l’arrivée de… ça.

Merci Alex McLean.

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post Acid weather reported

27 mai 2009 @ 23:53

par Jack LockerRoom

Dans la famille des expérimentations sonores perpétrées dans les 70’s, on oublie trop souvent les formations dites de jazz fusion, héritières des avant-gardes jazz de la fin des années 1960. Au programme, instrumentistes qui jouent comme ils respirent, versions étirées sur plus de trente minutes et présence étrange des premiers synthétiseurs (on reconnaît dans la vidéo un Oberheim tout blanc, un ARP 2600 et un piano électrique Rhodes) dominés par Joe Zawinul.

Sans équivoque, cette musique parle autant aux cerveaux sous influence qu’aux jambes délicatement duveteuses des adolescents. La section rythmique Acuna/Erskine plaque un buvard décoloré sur les volutes imbriquées de Zawinul/Shorter, pendant que Jaco Pastorius à la basse serpente entre les harmonies tel un anaconda du Venezuela.

J’en suis tout constrictoré.

Si le finale de cette vidéo parle à votre cervelet droit et que vous voulez prolonger le trip :

Weather Report. Une histoire du jazz électrique, Christophe Delbrouck, coll. Formes. 2007.

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post Electronic Music Studios

23 mai 2009 @ 15:53

par Jack LockerRoom

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post Le Classic Drum Blind Test

19 mai 2009 @ 21:16

par Jack LockerRoom

Tu crois reconnaitre tout les tubes pop 80’s dès le premier coup de caisse claire, tu es incollable sur les signatures rythmiques de Prince et de Wham : ce jeu est pour toi. Trois manches de folie pour tester tes connaissances musicales et faire de toi le Drum Machine Master King of The Universe !

Enjoy.

Part 2

Part 3

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