Trois fois courir les oreilles attachées

Trois fois courir les oreilles attachées

Long time no see – long temps ne pas voir. Ou plutôt ne pas entendre. Trois paires d’oreilles du coup indispensables pour entendre à nouveau, trois fois plus.

En 1980, Françoise Hardy, enfermée dans son réfrigérateur fait appel à Gabriel Yared et Michel Jonasz. D’où des musiques qui se réchauffent au contact d’autres climats. La version brésilienne de la dame Hardy sonne blanc, sonne froid, sonne français (et certainement pas comme celle de Pierre Barouh, qui sut créer contiguïté entre la France et le Brésil, asséchant pour cela l’Atlantique et marchant d’un pas tranquille à l’écart de toute route goudronnée) : Bosse bossez bossa, cinquième titre de l’album Gin tonic.

Il y manque par ailleurs un petit quelque chose pour que la chanson soit un chef-d’œuvre. Il n’empêche : deux jours après l’avoir découverte, son air me trottait mystérieusement dans la tête et il me fallut reconstituer le chemin de cette pensée heureuse qu’il avait suscitée, pour atteindre le frais souvenir de Françoise Hardy brésiliée.

J’aime cela beaucoup.

Françoise Hardy : Bosse bossez bossa
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