un avion qui vole vers la gauche effectue-t-il toujours un trajet retour ?
On les croirait venus de Chicago, c’est-à-dire même de Chicago d’il y a vingt ans, sinon davantage. Le voyage n’a pourtant rien de temporel ni d’intercontinental. La boucle serait-elle la figure principale non seulement de la musique électronique, mais aussi de son histoire ?
Est-ce par goût pour Lynch que je suis capable d’écouter et admirer jusqu’à son terme ce remix d’un de ses morceaux, malgré la difficile et brutale chute depuis quelque chose qui serait un sommet manquant vers un sol dérobé – aux alentours de deux minutes –, je préfère ne pas me poser la question, finalement.
Ce qui m’intéresse, c’est de toujours admirer cette chute dans un espace qui ne serait pas euclidien : où est la chute, si plus rien ne subsiste de ce qui fait d’elle une chute ? Le discours de la chute – voilà tout ce qu’il en reste. À noter que j’ai presque écrit « de ma chute », mais certainement pas « sur la chute », même mienne.
David Lynch : I Know (Ratcliffe « Hedz in dark » mix)