Oui, cette chanson est un monument de mièvrerie et à la mièvrerie, à cause surtout de l’ineptie des paroles grâce auxquelles on comprend que la mélancolie se vainc, comme les bourrelets ou les chairs flasques, à coups de tractions et de poussées d’amour – tou tou you tou, dira-t-on.
Il n’empêche que Dennis Wilson, ni le plus vivant ni le plus recommandable aux jeunes filles nubiles, non plus d’ailleurs que le plus doué au chant des Beach Boys, parvient à cacher derrière une rocaille de voix toute cette guimauve idiote.
Dennis Wilson : The Tug of love
Ci-après, les paroles lyrics de Tug of love de Dennis Wilson. Diabétiques s’abstenir, de même que les gymnastes.
Morceau de saison qu’à réécouter aujourd’hui, après dix ans de rémission, je rapprocherais volontiers, pour son rythme à la fois effréné et vibratile, de cette sensation d’être désynchronisé que produit la fièvre. Qu’en pensent les malades ?
The Third Eye Foundation : I’m sick and tired of being sick and tired
Parfois, c’est Noël et l’on mange des confiseries et du gras sous prétexte. D’autres fois, le jour se couche trop tôt, en conséquence de quoi la dépression se fait chronique. Entre les deux, un bloc de temps : autant en profiter pour écouter de la bonne.