post Conjoints

6 mai 2010 @ 9:44

par Coddo del Porta
quel est-il ?

quel est-il ?

Longtemps présenté comme un outsider qui serait amené à percer, Danton Eeprom vient récemment de dépasser ce stade. Le portrait par Jack LockerRoom, dans le sixième numéro d’Une Nuit Sous Influence rappellera aux oublieux d’où il vient. Débarrassé de ses frusques grand-guignolesque, il apparaît finalement aujourd’hui tel qu’il est : sombre.
Il lui arrive trop souvent de se comporter comme un sagouin – mais sa musique, rien n’y fait, c’est de la bonne came.

Quand s’ajoute à cela le travail d’Étienne Jaumet, occupant pour l’occasion la fonction de double remixeur sur le dernier maxi de Danton Eeprom, Thanks for nothing, sorti chez InFiné, on atteint des sommets. Enchaîner l’écoute du remix, puis du « dub remix », donne même l’impression d’un seul morceau en expansion dans l’espace sonore à la manière du blob dans l’espace fantasmatique du cinéma d’horreur : masse dont le centre est partout et la circonférence nulle part, zone matricielle d’où toute la musique semble tirer son origine, le/les morceau/x n’en finissent pas de se répandre. On s’en trouve à la fois digéré monstrueusement et sensuellement épanoui.

Ci-dessous, un avant-goût, pour être précis un demi-goût.

Danton Eeprom : Thanks for nothing (Étienne Jaumet dub remix)

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post Genèse

5 mai 2010 @ 19:03

par Coddo del Porta
au commencement, était quoi, déjà ?

au commencement, était quoi, déjà ?

L’évolution d’un groupe et de sa musique conduit, entre les bacs des disquaires, à de curieux et labyrinthiques cheminements. Qui eût cru trouver dans les parages de King Crimson, Gong ou autre Yes, les tubes de pop FM des années quatre-vingt que furent Invisible touch, Tonight tonight tonight, Land of confusion ou In too deep. Cet album-là, en 1986, connut en effet un succès prodigieux, comme le prouvèrent ces cinq extraits. Quoi de progressif là-dedans ? Depuis le départ de Peter Gabriel, rien, ou presque. Tout est dans le presque : le mélange de pop/soupe FM dont Phil Collins fut le promoteur, allié aux restes d’une progressivité musicale dont on ne rappellera jamais assez la beauté, donna cette troisième voie. Pourquoi le Brazilian ? ai-je envie de demander. La réponse tient en ceci : qu’on ne peut totalement renier son passé.

Genesis : The Brazilian

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