Il est minimum 23 heures, tu es seul(e) ou bien accompagné(e), tu as envie de boire un coup mais tu ne veux pas pour autant céder sur la lucidité, tu as cinq minutes devant toi et puis cinq autres minutes pour y penser. N’hésite pas : écoute, regarde.
La question est : Peut on écouter encore et encore les mêmes chansons stockées dans notre mémoire profonde d’ado, tout heureux de regoûter à la madeleine délicate, sans jamais mettre en doute le bien fondé de cette stagnation paresseuse ?
Autour de nous, l’industrie agroalimentaire se déchaine et produit des tours Eiffels entières de plats à décongélation rapide, alors que la madeleine, elle, la madeleine, est indéboulonnable !
J’écoute encore les Smiths, mais depuis toutes ces années, la madeleine a perdu quelques peu ses saveurs de sucre vanillées au contact de mes papilles de trentenaire.
Pas de problème! Alex Luthor – équipé d’une cuisine semi pro 8bits – nous refait la recette pour que les saveurs d’antan reprennent de l’ampleur.
Nous sommes en 2009, et la reine est toujours morte en 1986.
Alex Luthor : A Chip and a Bit and the Land Is Ours
ps: Le paquet de madeleine est vendu a prix sacrifié par 8bitcollective.
À l’initiative des associations Technopol et Plaqué Or et du disquaire et organisateur Éric Labbé de My Electro Kitchen, le 19 octobre une pétition a été lancée, qui a recueilli à la date de cet article plus de 10.500 signatures.
En voici le préambule :
« Nous, artistes, exploitants de lieux de diffusion, acteurs des musiques actuelles et professionnels de la nuit à Paris, souhaitons alerter l’opinion publique et les décideurs politiques sur les graves conséquences des pressions que nous subissons actuellement dans la gestion des problèmes de voisinage et de nuisances. La loi du silence généralisée qui s’abat sur nos événements et nos lieux de vie est en passe de reléguer la Ville Lumière au rang de capitale européenne du sommeil. Menaçant, ce faisant, non seulement nos entreprises et nos emplois mais aussi le rayonnement de Paris sur la scène culturelle internationale et l’attractivité touristique de notre ville. Il est donc urgent d’interroger le cadre juridique et réglementaire qui régit nos activités mais aussi (et peut-être surtout) la manière dont il est traduit au quotidien sur le terrain. »
On peut en lire le texte complet et la signer à cette adresse.
« Tu as écouté le double album de remixes d’Alex Gopher, My new remixes ?
— Oui, mais…
— … tu ne sais quel morceau mettre en écoute, c’est bien ça ? Ils sont tous extraordinaires, n’est-ce pas ? Le Gopher qu’on aime et…
— Stop ! J’ai les oreilles farcies !
— Bon, excuse-moi, je me tais.
— C’est à Alex Gohper que je m’adresse. »
Les saints et tous les morts, y compris ceux dans l’eau ou par l’eau, méritent bien qu’on les célèbre à grand coups de tuba le 1er novembre. Ce n’est pas tous les jours qu’on en entend un si distinctement et si longtemps dans un morceau1.
Michael Nyman : A watery death
S’il s’agit d’un basson, merci de substituer ce mot à celui de tuba.↩
Derrière son seul vrai nom – Sebastian Lohse – se cachent plusieurs identités : Ché Pyjama, DDroit Delay, Break SL. Sous ce dernier, il a publié en mai 2009 un album intitulé City wasteland sur le label allemand Philpot.
Je me demande ce qui y est le plus étrange, de la basse abyssale ou des steeldrums artificiels – à moins encore que ce ne soit ce titre.