On parle beaucoup de la chute du mur de Berlin, comme si sa chute seule importait ou avait importé : certes, à être abattu, il libéra ceux qui en étaient prisonniers à l’extérieur, mais à l’abri de l’enfermement qu’il permettait, un forme particulière de créativité s’était épanouie entre ses hautes parois de béton, comme dans toute zone qui fait frontière. Un exemple phénoménal, par une représentante d’autant mieux placée de Berlin-Ouest qu’elle avait quitté celle de vedette déjà populaire à l’Est.
Certes, nous avons là un exemple de rythmique toujours parfaitement soutenue, encore un modèle d’efficacité pour le dance-floor, une production extrêmement soigneuse comme à l’accoutumée et à laquelle je ne trouve rien à redire.
Inutile de chercher bien loin d’où peut provenir mon absence totale d’enthousiasme : toujours, encore, comme à l’accoutumée, rien à redire, tandis que j’aurais aimé, précisément, en avoir à dire et trouver du nouveau.
Quel morceau sélectionner pour vous faire partager ce manque d’envie ? Aucun : vous n’avez qu’à réécouter les premiers tubes, car ils n’étaient pas alors leur propre redite.