« Donc, si je comprends bien, tu aimes ce morceau en raison du titre de l’album dont il n’est pas tiré.
— Tu as mal compris, encore une fois : j’aime le titre d’un album de Late of the Pier parce qu’il provient d’un morceau…
— Qui parle d’ours : The bears are coming.
— Ton problème, c’est que tu fais les réponses à des questions qu’on ne t’a pas posées, alors que le questions qui s’imposent silencieusement, tu n’y réponds jamais.
— …
— En l’occurrence, la question, c’est Hot Chip.
— Mais où est la question, dans Hot Chip ? Et les ours ?
— On ne s’en souvient plus. »
À compter de deux, on pourra parler d'une invasion
« Et donc c’est seulement parce que le morceau s’intitule “Manger mon ours” que tu t’y intéresses ?
— Je n’ai pas dit cela : il m’intéresse surtout comme clôture.
— Au sens de limite à ne pas franchir ? — Limite franchie, plutôt : le morceau quitte le territoire electro ou soulève la barrière du pays qui l’entoure.
— Le pays des ours ?
— La pop. Ce morceau, cet album et Yuksek habitent les terres pop.
— Et la sirène de police, pour finir ?
— Tu crois vraiment que la police de l’electro va laisser s’échapper un de ses plus fringants jeunes représentants sans réagir ? »
Yuksek : Eat my bear
(Précision utile : la « barrière » se présente sous forme d’un long silence. Comprendre : ghost track. Autre précision utile : Yuksek en est l’auteur, mais non l’interprète. Comprendre : c’est la reprise de Tonight par The Bewitched Hands On The Top Of Our Heads.)
Amanda Lepore est une icône, dit-on. En ce moment, une exposition du photographe David LaChapelle à la Monnaie de Paris permet de s’en rendre compte en vrai, c’est-à-dire, concernant Amanda Lepore, en photo. Puisqu’elle est une icône, elle ne peut exister que sous la forme d’une image. La véritable Amanda Lepore est donc une photographie.
La personne portant le nom d’Amanda Lepore existe au même titre que l’Ics : impossible d’avoir accès à elle dans le Cs hormis dans une version considérablement déformée par le Pcs. Du Pcs, le rôle est ici joué par David LaChapelle.
Ce clip de Tiga permet à ceux qui l’auraient oubliée de goûter la version originale n°2 de ce tube dont j’ai dit quelques mots ici déjà. On y voit Amanda Lepore portant sur elle, stigmates pailletés, la possibilité et la nécessité de cette « ombre dans l’ombre ».
Woman in shades = woman in the shade = woman is the shade.
Ou alors, c’est ma cousine. Ou toi. Ou le voisin du dessus. Ou le fils (douze ans) de la concierge. Ou le fils (19 ans) de la concierge. Ou la concierge. Ou ton prof de latin. Ou ta sœur. Ou ta mère. Ou ta grand-mère. Ou ton chat. Ou mes azalées. Mais en fait, c’est moi. La preuve à cette adresse.
Mais puisque je vous dis que c'est moi
D’après Kill The DJ, « We are all dysfunctional » : veuillez notez que d’après Une Nuit Sous Influence, dorénavant, « Nous sommes tous Daft Punk. ». Surtout moi.
« Dites, qu’est-ce qu’on pourrait bien leur dire pour justifier le retard du n°9 ?
— Pourquoi pas “La crise à Une Nuit Sous Influence“ ?
— Pff…
— Ou alors toute la rédaction assistait à un séminaire de travail en Guadeloupe et avec la grève…
— J’ai mieux ! J’ai mieux ! Le passage au web 3.0 ! C’est bon, ça, comme excuse !
— Assieds-toi. Le web 3.0, ça n’existe pas encore.
— Ou alors on raconte un truc abracadabrantesque, comme quoi les fioles de drogue numérique dont parle Chloé Amandier nous ont coincés dans les plaines désertiques avec les Micronauts qu’a rencontrés Jack et…
— Voilà, ça y est, maintenant tout le monde saura que c’est les Micronauts, en couverture ! Fini le suspense !
— Ou alors on écrit juste : “Nous étions coincés dans les parages de la musique.”.
— Ils ne vont rien comprendre, Coddo !
— Ils ont l’habitude : c’est tout de même le neuvième numéro ! »
« Je rêve ou ils ont annoncé officiellement la parution du n°9 d’Une Nuit Sous Influence ?
— Incroyable, hein ? J’ai brûlé un cierge à sainte Rita, pour la peine ! On va enfin tout savoir sur Get the Curse.
— J’ai cru comprendre aussi qu’ils chroniquaient le DVD de Bienvenue chez les Chtis. Euh…
— Mais non ! Ils avaient une envoyée spéciale au festival NAME dans le Nord et par ailleurs ils passent en revue les grands documentaires musicaux.
— D’accord. Mais pour m’allécher, j’ai aussi besoin de noms d’artistes.
— Matthew Herbert, Artificial non Intelligence, Fanny Bouyagui, la Bouche : ça te va ?
— La Bouche ? C’est qui, ça, la Bouche ?
— Et la photo, au-dessus, tu ne l’as pas vue, peut-être ? C’est la Bouche.
— Il s’appelle la Bouche ?! Et la dernière fois, il s’appelait l’Œil, hein, c’est ça ? Tu me prends pour un Tecktonick ?!
— Bon, j’avoue : je n’ai toujours pas deviné. Il paraît qu’il est français, qu’il sort des disques sur le label Citizen, qu’il était deux avant d’être un, qu’il chasse le synthé dans les plaines désertiques et que…
— Ah, je vois… Tu sais, même le pouvoir de sainte Rita a des limites. »