Tébé
4 octobre 2008 @ 11:29
Le retour est un concept à épines : attrape-le de travers et tu t’y piqueras.
Par exemple, tu avais disparu, puis tu reviens, mais personne ne s’en aperçoit. Aïe.
Ou bien tu avais disparu, mais personne ne s’en était aperçu, donc tu reviens, mais tout le monde se moque : « Ah ? Tu étais parti ? Et tu nous en as ramené, des clopes, au moins ? ». Ça pique.
Je continue : disparition, retour en fanfare, mais tu as misé sur la mauvaise majorette (comprenez, au choix, producteur, compositeur, coiffeur, ami, etc.). Non seulement tu es devenu une nullité, mais tu as attrapé le tétanos.
Encore ? Disparu, tu reviens, on t’acclame ; six mois plus tard, on te jette des pierres. Tiens, ce n’était pas une rose, mais un cactus, et tu l’as mis dans ta bouche…
Quoi de mieux que ceci : tu as illuminé l’electro-disco underground de ta présence astrale jadis. Naguère, on a retrouvé la lumière de ton soleil dans un coin de la voie lactée musicale. Hier, ton retour a réchauffé toute la planète. Aujourd’hui, tu brilles encore et des gugusses en poncho brodé1 te vouent un culte.
Et voilà le travail : Black Devil Disco Club, reparu en 2006 après vingt-huit ans d’éclipse, continue d’envoyer sur nous ses rayons gamma en 2008. L’album, paru au printemps chez Lo Recordings, s’intitule Eight Oh Eight, en référence à la TR-808. Il aurait aussi bien pu s’intituler Ma musique tue tout en référence au fait que sa musique tue tout — mais Bernard Fèvre ne parle pas comme ça.
Black Devil Disco Club : With honey cream
- Dont je suis. ↩



