plus d'obstacle à la musique

plus d'obstacle à la musique

Pour l’avoir entendu voici plus de dix ans joué en concert par Neil Hannon et ses musiciens, je peux témoigner de l’effet formidable que Radio-activity de Kraftwerk produisit sur l’auditoire, pourtant là pour entendre de la pop. Quel meilleur moyen de captiver son public que de l’enfermer dans sa musique ? Ce titre repris à la guitare devenait part du mur de son universel et les spectateurs venu se contenter — le contentement étant l’émotion produite par la musique pop —, tomba dans une forme d’extase hybride.

Cette capacité d’hybridation des parties de soi serre d’autant plus les musiques quand elles s’entravalent… My Bloody Valentine poussait cette logique de la plénitude du son des guitares au Zénith récemment, précédé par Ricardo Tobar à Vincennes. Quelque mois plus tôt, c’est M83 qui fondait guitares et machines en un cube de musique à la Maroquinerie.

The Divine Comedy : Radioactivity
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2 Comments

  • 13 octobre 2008 14:48

    Quelle claque !
    Cette reprise donne un volume impressionant au titre. Il se débrouille pas mal le Neil quand il monte un peu les décibels. Toujours aussi bon chef d’orchestre par ailleurs.

  • Coddo
    14 octobre 2008 00:34

    Je ne te le fais pas dire. Même sans orchestre, du reste, il parvient à plier les chansons des autres à ses lois : la preuve fin septembre à la Cité de la musique où il a mêlé son répertoire à celui de beaucoup d’autres, surtout des femmes, notamment Vicky Leandros avec L’Amour est bleu. Une perle.

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