Juste pour les synthés, mais aussi pour le solo de sax totalement 80 avec la reverb qu’il faut et le phrasé dégoulinant.
Et cette voix… Superman est gay, la preuve :
Paraît qu’il a fait un concert à l’Olympia. Même qu’il cachait son visage derrière sa longue tignasse blonde et une paire de lunettes de soleil en plastique. Non pas blanche mais rose. Il portait sa chemise de bûcheron du grand nord américain mais ses jeans n’étaient pas déchirés. Il a joué des morceaux courts et nerveux mais n’a pas braillé à se claquer les cordes vocales. Il semblait vraiment dépressif mais il ne s’est pas jeté dans la foule, ni sur la batterie d’ailleurs.
Kurt is alive, mais il a mis du sirop de grenadine dans sa musique et se fait appeler Beck.
Son dernier album, Modern Guilt, vient tout juste de sortir.
C’est tellement bon, le sample facile, surtout de Nina Simone, mais des fois ça donne une atmosphère si belle qu’on se le repasse dix-huit fois dans la journée, des fois…
Miss Fitz vient d’Israël, mais c’est à Berlin qu’elle réside et travaille et après des signatures chez Freak n’Chic ou Circus Company. C’est sur Contexterior, le label de Jay Haze, qu’elle vient enfoncer le clou avec ces deux faces construite autour du sample de voix sus-cité.
D’abord la version de 14 minutes a couper le souffle qui oscille entre minimalisme dubby et charleys jackin house, puis l’edit de 8 minutes qui scelle le morceau dans une ambiance encore plus dub avec des caisses claires naturelles qui répondent au vrombissement d’une basse/kick profonde.
J’parie cinq billets là-dessus : aprés la tecktonic et le Melbourne shuffle, le moscovite shaker va tout déchirer à la rentrée… Eh ! oui, c’est comme ça.
Pour les jeunes — les trentenaires qui l’ont vécu s’en souviennent, c’est sûr — une petite vidéo sur l’ambiance de l’époque : l’émission Ciel, mon mardi ! animée par Christophe Dechavanne. Ça nous rajeunit pas, hein, pépé…
Phrase culte : « Et dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est à en devenir fou ! »
Santogold n’est pas l’ombre de MIA ni le prophète en jupons qu’annonce la presse branchée. Santogold, c’est cette voix rauque, traînante, une voix qui dort debout, qui a laché prise depuis longtemps, une voix sous 1G2MD, dépitchée, réfugiée en fond de gorge.
Cette voix, noyée dans un titre à la lenteur toute siouxienne période Creatures, est une vraie messe pour les zombies nostalgiques.
Suivre scrupuleusement la posologie, sous peine de détransmutation en plomb.
Pas subtil, en live, le Ricardo Tobar.
À croire qu’il préfère garder au fond des tiroirs de ses maxis son goût pour les sonorités saturées.
Qui sait s’il assistait au concert de My Bloody Valentine au Zénith mercredi 9 juillet ?
Eux y étaient, en tous cas.
« L’important, n’est-ce pas la musique, après tout ?
— Pourquoi “après tout” ?
— Pour faire abstraction des images-satellites qui bouchent la vue et concentrer son attention sur la musique-planète autour de quoi elles tournent. — Mouais… Et tu veux en venir où, là ?
— Au remix de Justice par Alan Braxe.
— Ah, je vois : tu sollicites l’indulgence.
— Renversons le point de vue et écoutons comment Alan Braxe passe D.A.N.C.E. à la moulinette du cool.
— D’accord, man. Alors je garde les coups de canons pour plus tard. »