post L’homme à la moto

18 juillet 2008 @ 11:39

par Coddo del Porta

« Tu y comprends quelque chose, toi, à ce clip ?
— Nan, mais tu vois, c’est de l’art !
— Oui, bon, de l’art, mais tout de même, ce type en moto qui se transforme en Rémy Bricka du feu d’artifice, qu’est-ce qu’il fout là ?
— Nan, mais tu trouves pas ça joli, les lumières et tout ?
— … Et cette gentryfication babos des Midnight Juggernauts : qu’est-ce que c’est que ce bordel ?
— Nan, mais tu comprends pas, c’est comme le clip de Stress de Justice : c’est pour faire réagir.
— *#@%£¡∞?¿§&@#!!!!
— Euh, tu réagis mal, là, c’est pas ce que je voulais dire, et pose cette batte, tu me flanques la… »

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post Guy, si tu nous lis…

17 juillet 2008 @ 17:26

par Coddo del Porta

 

Projection de McArthur

Projection de McArthur

 

 

Il a fallu non moins de trois personnalités du monde de la musique à trois époques différentes pour mettre en œuvre ce titre-là, à savoir un Argentin qui avait composé le morceau en 1974, une Jamaïcaine des États-Unis qui l’avait repris en anglais en 1981 et juste un gigolo international de Munich qui en a donné une version berlinoise en 2005.

Grace Jones : I’ve seen that face before (Libertango) (DJ Hell Berlin mix)

 

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post Hooligan disco

17 juillet 2008 @ 10:19

par Jack LockerRoom

Jean-Baptiste de Laubier alias Para One nous embarque pendant 45 minutes dans un road movie perturbé à travers la tournée américaine des stars d’Institubes. On y découvre un Curses! totalement animal, Surkin en ado joueur et Orgasmic sans moustache.

Rien d’extraordinaire, si ce n’est le cycle infernal avion/teuf/after/hôtel/matin difficile, avec la nouvelle danse des bras en l’air (so US !), et les meufs, autour, toujours. Mais sous ses airs de film de vacances, Laubier mixe (!) avec justesse ce ramdam contemporain pour passer au docu vérité, sans artifice ni coupes au montage, avec de beaux instants de poésie, de fureur, de malaise…

Un premier épisode réussi sur les pleins et les vides de la culture clubbing made in 2008. Bravo.

One more song : Hooligan disco (sous-titré en français)

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post Da da da versioning

16 juillet 2008 @ 12:08

par Jack LockerRoom


Ci-dessus : Trio : Da da da (1982)

Ci-dessous : Señor Coconut and His Orchestra : Da da da

Versioning is the new remix !

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post Au moins c’est clair !

15 juillet 2008 @ 19:46

par Jim Wilde

Johanna Seban est journaliste aux Inroks. La semaine dernière elle signait une très belle entrevue avec le groupe français Poney Poney (cherchez pas, ils ont juste sorti un maxi). Dans cette interview on apprend que c’était grâce à la pochette de Born to run de Bruce Springsteen que Florent, le bassiste, eut envie de mettre des jeans pour la première fois (yeah !). Plus loin, Antoine, le guitariste, nous avoue qu’il a commencé à s’habiller n’importe comment lorsqu’il a découvert Nirvana (yeah yeah !).

Pour illustrer toutes ces révélations vestimentaires de premier ordre, une série de photos plus proche de la mode que du reportage nous montre le groupe en répétition genre « on est jeunes, on est cools, on fait de la zic et surtout… on porte des jeans Levi’s 501 ».

Non pas qu’il nous restait beaucoup d’illusions sur l’indépendance des journalistes, mais assister à un aussi beau baissage de froc fait toujours plaisir à voir.

Sous vos applaudissements…

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post Don’t steal music, steal records ! (2)

15 juillet 2008 @ 19:40

par xxx

« (…) Sans tomber dans un fonctionnalisme extrême qui consisterait à soumettre les musiques électroniques à l’impératif d’un être-ensemble festif et dansant, il n’est pas faux de dire que la motivation principale des remix est d’obtenir un effet performatif sur l’esprit et les corps, dans des contextes variés mais liés à la danse ou à sa retombée (chill-out), et souvent bien sûr à la drogue. Cette orientation pragmatique des musiques électroniques se conjugue malaisément avec une critique des formes qui reviendrait à “lire” ou “annoter” un morceau comme on lit un texte.

Les musiques électroniques n’ont rien à voir avec un commentaire de texte. Rien à voir non plus, malgré les analogies que pourrait suggérer l’expression de “sculpture sonore”, avec l’écoute analytique encouragée par la musique accousmatique ou concrète, qui se place d’emblée en face d’un matériau musical préalable à toute structuration, donné en deçà de toute médiation (l’“objet sonore”, sorte de négatif du système de contraintes musicales). Le DJ ne se place pas face à l’objet sonore (musique concrète, façon Pierre Schaeffer), il ne s’immerge pas non plus directement dans le son pur (musique minimaliste, La Monte Young). Disons qu’à partir de la répétition originaire d’une cellule rythmique qu’il a pour charge de faire vivre tout au long de la performance, il s’oriente par métonymie, selon des rapports de contiguïté, dans un univers musical constitué d’innombrables titres gravés avant tout dans les microsillons de sa mémoire. L’œuvre est donc plutôt contournée ou court-circuitée qu’abolie, et c’est pourquoi il n’y a pas non plus à faire ici toute une histoire de l’absentement de l’œuvre, ou du désœuvrement de l’artiste. »

Elie During, « Flux et opérations : prolégomènes à une métaphysique électronique », in Philosophie des musiques électriques, Rue Descartes n°60, PUF, mai 2008, p. 60-61.

Bonnes vacances… !

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post De boutique

14 juillet 2008 @ 23:33

par Coddo del Porta

Scène 1 :

Ercola : Follow me (feat. Annie)(Lifelike remix)

« T’écoutes ça, toi ?
— Qu’est-ce qui t’étonne ?
— T’es pas un peu vieux ?
— J’ai vingt-quatre ans, petit con. »

Scène 2 :

Eurythmics : Ministry of Love

« Tu connais ça, toi ?
— Ben oui, pourquoi ?
— T’es en première ou en terminale ?
— J’ai vingt-quatre ans, vieux con. »

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post Soyons sérieux (3)

14 juillet 2008 @ 11:32

par Coddo del Porta

Au cours d’une conversation sur Jacno, Mathematiques Modernes, les Stinky Toys, le nom de Ruth a paru, fil lumineux par où tient la musique de cette époque adossée à la nôtre. Fil, mais de trame, c’est-à-dire indispensable et invisible aussi.

Pour le plaisir de cette apparition inattendue, un autre morceau « de trame » (après ce premier).

Ruth : Mots

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post Touch moi le French

13 juillet 2008 @ 22:58

par Laura Ingalls


Autant j’ai du mal avec les élucubrations « Klaus Schulziennes » de Air, autant je dois reconnaître que Record Makers est un label de gens de bon goût.
D’abord parce qu’ils ont signé le plus talentueux des mecs de la nouvelle French touch-toi-le-sexe-en-écoutant-Homework, Kavinsky, qui écoute sûrement plus John Carpenter et Giorgio Moroder que Daft Punk.
Et surtout, car il sert de refuge au superbe Arpanet, un des 40.000 alias de Mr Gerald Müller, de son vrai nom Gerald Donald, connu pour être la moitié de ce qui se fait de mieux en matière de musique électronique : Drexciya.
Arpanet a réalisé chez eux les nécessaires et définitifs Wireless Internet et Inertial frame, ainsi qu’une poignée de maxis qui résument quasi à eux seuls ce style qu’on appelle electro.
Le seul adjectif qui me vient à l’esprit en écoutant ces albums c’est pur : oui, le style que développe ici Gerald Donald est pur, les synthés sont parfaits, la pulsation est raide et sort de synthétiseurs qui constituent l’arme de prédilection de l’antipathique et mystérieux initiateur du projet Dopplereffekt.
Les voix sont exemptes de tous chichis, pas d’envolées soulful, juste des mots, des mots, comme à la radio.
Kraftwerk n’est pas très loin, mais leur art a été sublimé, transcendé par ce génie de l’électronique moderne qui puise chez ses maîtres les influences et prend tout le reste dans les méandres tortueux de son esprit malade.
Et il enfonce le clou avec Black Replica, nouveau projet goth-ambient, comme si le clou pouvait aller plus profond.
De quoi laisser dans vos oreilles des stigmates saignant pour l’éternité.

Arpanet : NTT DoCoMo

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post Odissey

13 juillet 2008 @ 22:51

par Laura Ingalls

Je dois l’avouer, je n’ai pas toujours été fan de James Murphy et de ses signatures sur DFA. En fait, il m’a fallu un moment avant de me remettre de l’horripilant Daftpunk is playing at my house.
Mais depuis, ça va mieux, j’ai écouté le dernier LCD Soundsystem en boucle, je mixe le Give me every little thing de The Juan MacLean à chaque occasion qui se présente et je me trémousse tendrement sur Shit Robot, Bot’Ox ou Gucci Soundsystem et toutes les autres sorties pop-disco-trash de DFA, le label qui a la classe américaine. En plus, le label cite Liquid Liquid comme référence ultime et ça, ce n’est pas donné à tout le monde.
Mais alors avec Hercules and Love Affair on atteint des sommets.
On s’intéresse maintenant à cette période étrange de transition entre le disco et la house, que certains appellent proto-house ou post-disco, et Hercules and Love Affair, c’est exactement ça, des morceaux house vocaux très inspirés, du disco plein de cuivres et de synthés avec des arrangements juste magnifiques.
Pas étonnant, donc, que l’album en entier soit un gros tube, du prenant Time will au très George « Din Daa Daa » Kranz True false, fake real, en passant par le très en vogue Blind, pas une faute de goût.
Si l’on peut être surpris par le timbre de voix un peu Jimmy Sommerville, les cuivres omniprésents, on est forcement séduit par la qualité du tout, voire par l’ambiance très gay qui s’en dégage.
Un petit favori personnel ? You belong qui reprend les accords de piano du Big fun de Inner City et un son de synthé tout droit sorti de All that she wants de Ace of Base pour un magnifique morceau house soulful qui me bouleverse, oui, je l’avoue.
Et je suis content que ça m’arrive encore, surtout au regard de choses si simples.

Hercules and Love Affair : You belong

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