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30 mai 2008 @ 18:29
par Coddo del Porta
Transcription des paroles (paroles plutôt que lyrics, n’est-ce pas ?) du morceau des Klaxons As above, so below (French version). Passés au crible de mon écoute subjective, il se peut aussi que Jamie Reynolds chante tout autre chose que ces mots-là, mais quelle importance ?
Sur des vagues argentées, je glisse du ciel jusque dans tes yeux
Et le fond de la mer, nous attendrons ce soir.
Des cygnes couverts de strass s’habituent à leur propre mosaïque
Le rituel s’annonce et tombe comme un couperet.
Refrain
Le cosmos, dessus, là-haut, on voit les étoiles qui bougent ici ou là.
Le cosmos, dessus, là-haut, as above, so below.
Un tourbillon en vol va de l’est à l’ouest en cherchant
Des temps révolus qui brillent comme des lucioles.
Les astres s’accordent aux fossiles d’animaux disparus.
Les côtières se détachent et libèrent la voie lactée.
Refrain (bis)
Galoper, galoper, de plus en plus vite (ter)
S’approcher, se serrer, toujours plus vite (quater)
En avant, en avant, de plus en plus vite
Refrain (bis)
Tags: klaxons, Musique
30 mai 2008 @ 18:29
par Coddo del Porta
J’ai acheté le maxi des Klaxons As above, so below, French ep pour deux raisons.
La deuxième ressemble aux dessins géométriques d’un parapluie : utilité nulle, tant que la toile tendue protège de la pluie qui tombe, grosses gouttes comprises. J’ai acheté ce maxi parce qu’il est beau : vinyle transparent, rondelles noires constellées, pochette transparente barrée d’une étiquette noire constellée. Superbe.
Sans la première raison, à savoir que c’est un bon disque, le maxi tiendrait tout de même le fil, comme le parapluie de Mary Poppins amortit sa chute alors que tout le monde sait qu’il devrait se retourner, la laisser tomber, la tuer. Il se trouve donc que c’est un bon disque : face A, le remix par Justice qui ferait danser Mary Poppins même écrasée par terre ; face B, la version française du morceau original.
Klaxons : As above, so below (French version)
J’en ai retranscrit les paroles.
Je le claironne depuis des mois : French is the new English. Paradoxalement, toutefois, mon clairon chante en anglais. C’est comme ça.
Tags: justice, klaxons, Musique
29 mai 2008 @ 16:50
par xxx
27 mai 2008 @ 22:03
par Jack LockerRoom
Je prends les paris. Check.
Dans les mois qui suivent, une partie de la production minimale va se teinter de sonorités nouvelles, issues de l’orchestre classique : attention, les cordes des violoncelles qui grincent vont déferler, les grondements de hautbois, bassons, trombones et autres cors français vont faire vibrer les cabines de DJ, marimbas, xylophone et glockenspiel vont vriller en échos métalliques les clubbers des grandes capitales !
La cause en est la septième et nouvelle version d’Ableton Live et de son extension « Orchestral Instrument Collection » composée de ces instruments classiques. Les artistes de la minimale vont adorer ces sonorités, les torturer dans leurs plugs d’effet pour nous faire entrer de plain-pied dans une époque minimale-baroque tout ce qu’il y a de plus beau. Tout le monde va playlister Varèse, Xenakis et Boulez, citer Dialogue de l’ombre double comme album de chevet, et l’Ircam va chroniquer des maxis sur son site web.
Ouaaaah ! J’ai hâte.
Quoi, je rêve debout !? Cool, non ?
Ableton : The Orchestral Instrument Collection
Tags: ableton live, after théories, Culture
19 mai 2008 @ 20:15
par Coddo del Porta
J’aime le synthé : c’est un instrument au son tranchant, c’est-à-dire qui ouvre un espace devant toi, qui trace une ligne de temps dans la masse du son et dont les scintillations possibles te rappellent la lumière des étoiles venue en ligne droite de si loin.
Les Midnight Juggernauts ont sorti en août 2007 leur premier album, Dystopia, et il a fallu huit mois pour que la lumière de leur musique arrive à mes oreilles, portée par des synthés en avalanche.
Midnight Juggernauts : Twenty thousand leagues
Le morceau ressemble à une course : la voix du chanteur, ce sont tes pas qui traînassent et manquent de rythme. Tu avances, tu marches vite, mais tu te demandes dans quelle direction ; tu avances, mais on ignore si tu marches tout droit ou si d’un pas au suivant, tu n’as pas tourné sur toi-même, et les maigres notes de synthés qui accompagnent sa voix, c’est la route : comme la marche du chanteur, comme tes pas, la route hésite, et le sol — presque pas du sol, de la terre battue et quelques caillasses. Tu sens le goudron sous tes pieds lorsque les chœurs impriment leur cadence — ils aiment les chœurs, les Midnight Juggernauts, au point de les travailler parfois avec un raffinement à la Brian Wilson, mais moins flamboyant, et puis pas dans ce morceau-là. Tu ne marches plus, à ce moment-là : tu cours — et la route qui s’ouvre sous chaque pas ne frotte pas sous tes pieds. La route, ce sont des synthés, des arpèges, des accords, des nappes : tout à la fois, avec les chœurs en guise de bornes pour te rappeler combien tu avances.
J’en connais un qui dira qu’ils sont très pop, les Midnight Juggernauts, tout de même. Peu importe : quand tu suis la route que les synthés tracent, le plus important n’est pas de savoir où, mais d’avancer.
Tags: midnight juggernauts, Musique
19 mai 2008 @ 0:59
par Coddo del Porta
À Nîmes la féria de Pentecôte s’épanouit dans l’alcool et les musiques. Entre une banda, une batucada et les hauts-parleurs saturés de tubes quatre-vingt au-dessus du comptoir des bodegas, on entend aussi de l’electro. Ce n’est pas une première, mais cette année, en 2008, elle s’est épanouie. Dimanche soir, dernière scène musicale sur le parvis de la Maison Carrée : Martin Solveig. Difficile de se frayer un chemin entre les milliers de spectateurs, certains là pour Solveig, beaucoup d’autres, comme tous les soirs au même endroits, passaient par là et ont vu de la lumière, ou trop bourrés auraient écoutés de l’eau bouillir de toute façon la bière à la main (et auraient esquissé une danse titubante), ou se sont trouvés par hasard pris dans un masse qui vibrait mais dont ils ne voulaient plus sortir, finalement. Pas ma came, le Solveig, mais le public en a eu pour sa gratuité : le set était suffisamment éclectique pour contenter les fans autant que les autres.
De là à dire que la féria est un lieu de la mixité sociale, ce serait très exagéré. Disons que les ouvertures musicales servent de liant dans une masse sans cela plutôt informe, voire plus informe encore que d’habitude sous l’effet de beaucoup d’alcool.
Autre jour, autres rythmes : au même endroit, c’est-à-dire entre le temple romain et le musée d’art contemporain signé Norman Foster, j’avais entendu mercredi soir Caravan Palace. De la furie ? De l’énergie ? Une présence à fourmillement ? Oui, précisément : entre la chanteuse qui dansait partout, les musiciens qui se secouaient en rythme à la Valentin le Désossé, et le public qui se régalait, nous vibrions. Le swing, l’electro et le jazz manouche étaient réunis en un combo phénoménal, avec clarinette, chant, violon, machines. On m’aurait posé la question avant, j’aurais peut-être répondu « Pas ma came », mais devant la scène, impossible de ne pas ma laisser prendre dans ce tourbillon. J’ai parlé d’énergie, non ? Nucléaire, l’énergie. Bientôt un album, annoncent-ils : en attendant, on peut écouter quelques morceaux ici.
Tags: caravan palace, J'y étais
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