post En ballade (de Jim)

15 septembre 2014 @ 16:01

par Coddo del Porta
l'inattendu dans du connu

l'inattendu dans du connu

La voix d’Alain Souchon semble irremplaçable – son timbre, son phrasé et le corps fluet ou : qui laisse le souvenir d’une fragilité mince.

Erreurs. Primo, l’impression d’un corps fluet est à chercher non pas chez qui la donne, mais chez qui la reçoit. Secundo, personne n’est irremplaçable.

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post Duo Daho Dominique A

13 mars 2014 @ 21:04

par Coddo del Porta
plus de choses en creux

plus de choses en creux

Je n’aurais jamais cru que les apparier pût donner un si beau résultat : je les aimais jusqu’ici chacun à sa façon et pour sa façon, mais il paraît qu’Étienne Daho et Dominique A peuvent être aimés aussi ensemble.

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post Lettres d’amour (encore et toujours et seulement des)

13 mars 2014 @ 20:51

par Coddo del Porta
pas un pli (ça ne fait)

pas un pli (ça ne fait)

On ne cesse d’en envoyer.
On ne cesse de les écouter.
Chaque mot écrit, chaque note jouée ne sont que des lettres d’amour.

Quant à Soulwax, voilà longtemps que je n’avais pas vu leur nom paraître.

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post Lettres d’amour

19 février 2014 @ 10:30

par Coddo del Porta
… from far across the sea…

… from far across the sea…

Il paraît que le clip est signé Michel Gondry. J’en retiens surtout le plan séquence et le fait que l’air enjoué de la batteuse ne suffit pas à cacher la tristesse.

On n’écrit, semble-t-il, rien d’autre que des lettres d’amour.

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post Valeur d’usage – VU001

17 février 2014 @ 11:25

par Coddo del Porta
Burial Chamber Session

Burial Chamber Sessions

Le label Valeur d’usage sort son premier opus : un album trois titres des Taiwanais de 破地獄 [scattered purgatory], intitulé Burial Chamber Sessions.

Vous pouvez l’écouter en streaming pour vous faire une idée, l’acheter en digital pour l’écouter partout et en cassette (édition limitée) pour vous faire plaisir.

Pour tout cela, cliquer ici.

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post La course des ans

19 octobre 2013 @ 10:30

par Coddo del Porta
En lignes courbes et lentes

En lignes courbes et lentes

À sa sortie (1982), l’album avait dix-sept ans d’avance, moins sur son temps que sur le mien. Trente-et-un an plus tard (2013) et avec quatorze années, non de retard, mais d’écart, je m’aperçois que j’étais beaucoup trop jeune pour cette musique à l’époque où je l’écoutais, c’est-à-dire, en plus de ces décentrements que je viens de dire, non à sa sortie, mais sept ou huit ans plus tard.

Aujourd’hui seulement, je comprends pourquoi, de tous les albums de Prince, 1999 était celui que j’aimais le moins : parce que je ne le comprenais pas, ni relativement au reste de sa discographie que je reconstituais patiemment depuis 1986 ou 1987, ni dans le bordel musicale où j’évoluais. Trop peu de musiques noires, trop de musique FM et l’amour pour la chair et la graisse au détriment des os de la musique.

Aujourd’hui seulement, donc, j’entends par où saisir cette musique souvent dénudée, souvent débarrassée de ce dont j’aime qu’elle soit par ailleurs encombrée. Prince oscille sans cesse entre surcharge et régime sec, ce dont j’avais fini par comprendre l’intérêt pour le reste de sa musique, jusqu’au tournant du XXIe siècle où j’ai perdu l’envie d’y rester fidèle. 1999 : une date en guise de centre.

Prince : Automatic

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post Bossa

9 octobre 2013 @ 20:06

par Coddo del Porta
Trois fois courir les oreilles attachées

Trois fois courir les oreilles attachées

Long time no see – long temps ne pas voir. Ou plutôt ne pas entendre. Trois paires d’oreilles du coup indispensables pour entendre à nouveau, trois fois plus.

En 1980, Françoise Hardy, enfermée dans son réfrigérateur fait appel à Gabriel Yared et Michel Jonasz. D’où des musiques qui se réchauffent au contact d’autres climats. La version brésilienne de la dame Hardy sonne blanc, sonne froid, sonne français (et certainement pas comme celle de Pierre Barouh, qui sut créer contiguïté entre la France et le Brésil, asséchant pour cela l’Atlantique et marchant d’un pas tranquille à l’écart de toute route goudronnée) : Bosse bossez bossa, cinquième titre de l’album Gin tonic.

Il y manque par ailleurs un petit quelque chose pour que la chanson soit un chef-d’œuvre. Il n’empêche : deux jours après l’avoir découverte, son air me trottait mystérieusement dans la tête et il me fallut reconstituer le chemin de cette pensée heureuse qu’il avait suscitée, pour atteindre le frais souvenir de Françoise Hardy brésiliée.

J’aime cela beaucoup.

Françoise Hardy : Bosse bossez bossa

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post Se rappeler ?

28 mai 2013 @ 21:05

par Coddo del Porta
se rappeler le ciel

se rappeler le ciel

Il y eut un premier EP. Le deuxième arrive, toujours chez Third Side Records, mais sous leur label Entreprise, celui en marinière parce que vive la France. En attendant, un beau morceau servi par un clip aux images inquiétantes.

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post Parler à la mémoire

17 mars 2013 @ 6:59

par Coddo del Porta
Le souvenir devenu muet

Le souvenir devenu muet

Cette musique « parle à ma mémoire », c’est-à-dire, dans celui que je suis au moment où j’écoute, à celui que j’étais et qui choisit malgré moi comment il se manifeste en jouant avec le souvenir et l’oubli. Au même titre que tout autre stimulus à la Proust (odeur de madeleine, pas incertain entre deux pavés, etc.), la musique qui parle à la mémoire réactive ce qui me rend tel que je suis au moment où j’écoute.

TSTI - In Loving Memory (official video) from TSTI on Vimeo.

(Premier extrait d’un premier album qui paraît sur le label Desire Records, coutumier de la beauté et de la musique qui fait penser.)

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post La lune en smock

26 février 2013 @ 0:52

par Coddo del Porta
où ailleurs qu'au Japon ?

où ailleurs qu'au Japon ?

Jadis, je ne connaissais Tuxedo Moon que de loin, mais assez toute de même pour me souvenir du nom de Steven Brown.

À quoi ça sert l’amour était jadis une chanson interprétée par Édith Piaf, mais comment ne pas lui préférer la version de Steven Brown ? Piaf chantait avec Theo Sarapo – un jeune homme et une femme déjà mûre, rendue telle et plus encore par un usage intensif de la drogue et de la douleur. Steven Brown – avec qui ? Anouk Adrien, mais ça ne nous apprend rien.

D’une naïveté touchante à force d’évidence, la version « réaliste » est supplantée par cette autre, sans commune mesure, mais tellement plus réelle.

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